Le Togo a brillé lors de l’Assemblée générale de l’Association internationale de la sécurité sociale tenue à Kuala Lumpur, un rendez-vous mondial qui a rassemblé plus de 350 organismes venus de divers continents. À cette tribune, le directeur général de l’Institut national d’assurance maladie, Justin Tchilabalo Pilante, a porté la voix du pays et du continent africain avec un discours remarqué pour sa clarté et sa portée stratégique.
L’intervention du responsable togolais a rappelé que l’universalisation de la couverture sociale demeure l’un des plus grands défis du continent. Selon lui, l’Afrique doit élargir à la fois le nombre de bénéficiaires et les risques couverts, notamment en matière de soins de santé, encore trop souvent marginalisés dans les systèmes de protection existants.
Le parcours togolais a été mis en avant comme une réussite progressive. Dès avant son indépendance, le pays avait jeté les bases d’un système robuste. La création de l’INAM en 2011 a marqué un tournant majeur, suivi d’une loi adoptée en 2020–2021 qui a permis d’étendre la couverture maladie aux travailleurs du secteur privé ainsi qu’aux populations vulnérables.
Parmi les initiatives emblématiques, le programme School AMU offre une couverture intégrale à chaque élève du public, initiative financée par l’État pour garantir que la santé ne soit plus un obstacle à la réussite scolaire. Le modèle repose sur deux mécanismes complémentaires, un régime contributif pour les salariés et agents publics, et un régime assistanciel destiné aux plus fragiles.
Aujourd’hui, plus de 4,4 millions de Togolais bénéficient déjà de cette protection, preuve d’une volonté politique affirmée et d’une gouvernance efficace. À travers cette avancée, le pays se positionne comme un acteur moteur de la transformation sociale en Afrique et démontre que la couverture universelle est une réalité en construction.
Othniel
