Une rencontre consacrée à la nutrition et au développement de la petite enfance est prévue le 11 mai 2026 à l’Hôtel 2 Février. L’initiative est portée par le Groupe de la Banque mondiale, en lien avec le gouvernement et avec l’appui du Mécanisme de financement mondial (GFF). Elle réunira des acteurs venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre autour des enjeux liés à la santé des enfants dès les premières années de vie.
Les données mises en avant par les organisateurs traduisent une évolution lente. La prévalence du retard de croissance chez les enfants est passée de 40 pour cent en 2000 à 33 pour cent en 2024. Malgré cette baisse, les projections indiquent que la région reste éloignée de la cible mondiale fixée à une réduction de 40 pour cent à l’horizon 2030. Ces chiffres renvoient à une situation où la malnutrition affecte durablement le développement des enfants et pèse sur les économies.
La rencontre prévoit la participation de représentants des États, de responsables du Groupe de la Banque mondiale, ainsi que de partenaires techniques et financiers. Des agences des Nations Unies, des acteurs du secteur privé, des fondations, des organisations de la société civile et des chercheurs sont également attendus. Cette diversité vise à croiser les approches et à examiner les réponses apportées dans différents pays.
Les échanges porteront sur la mise en œuvre des politiques de nutrition et de développement de la petite enfance à grande échelle. Les discussions aborderont aussi les dispositifs de prestation de services et le renforcement des ressources humaines dans les secteurs concernés. Par ailleurs, les participants examineront les initiatives régionales destinées à harmoniser les actions et à soutenir leur appropriation par les pays.
Selon les éléments communiqués, l’amélioration de la nutrition maternelle et infantile reste liée à la qualité du capital humain. Les premières années de vie occupent une place déterminante dans le développement des capacités et dans les perspectives économiques à long terme.
