Les jeunes filles intéressées par une formation professionnelle gratuite ont jusqu’au 20 mai 2026 pour déposer leur candidature. Le programme École de la Chance prévoit de former 1 500 bénéficiaires dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL). Les inscriptions se poursuivent dans plusieurs points de collecte répartis dans la capitale.
Le programme s’adresse aux jeunes filles togolaises âgées de 18 à 24 ans. Elles doivent se trouver sans emploi ou en reconversion professionnelle. La disponibilité pour suivre l’intégralité de la formation constitue un critère obligatoire. Les jeunes filles ayant interrompu leur parcours scolaire représentent le public prioritaire. Celles qui n’ont jamais été scolarisées peuvent également postuler. Les candidates ayant déjà commencé une formation dans l’un des métiers proposés restent éligibles.
Sept spécialités professionnelles sont disponibles. La couture dame africaine, la mercerie et la broderie figurent parmi les options. Les métiers de la coiffure et de la tresse attirent de nombreuses candidates. La confection de perruques représente une filière porteuse. Les formations en esthétique incluent le make-up, la pédicure et la manucure. Chaque parcours dure entre trois et six mois selon la spécialité choisie.

Les dossiers se déposent gratuitement dans plusieurs lieux accessibles. Les chambres communales de métiers (CCoM) accueillent les candidates. La Chambre Régionale de Métiers du Grand Lomé (CRM-DAGL) à Bè-Chateau reçoit les inscriptions. L’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM) à Casablanca collecte également les dossiers. La maison des jeunes d’Amadahomé et les centres de jeunes d’Adétikopé, Togblekopé et Avédji restent ouverts aux postulantes. Les bureaux fonctionnent les jours ouvrables de 07h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h30.
Une inscription en ligne facilite les démarches pour celles qui préfèrent la voie numérique. Les candidates peuvent scanner un code QR pour soumettre leur dossier électroniquement. Cette double modalité élargit l’accès au programme.
Les pièces à fournir demeurent accessibles. Une photocopie de la Carte Nationale d’Identité (CNI), de la carte biométrique, de la carte d’électeur ou de toute autre pièce d’identité valide suffit. Les jeunes filles déscolarisées ajouteront une copie de leur dernière attestation. Celles en reconversion professionnelle fourniront une attestation de formation.
Des centres et ateliers de formation professionnelle qualifiés dispenseront les cours. Ces structures répondent à des critères stricts d’agrément. Elles justifient d’au moins cinq années d’expérience en formation professionnelle. Elles disposent de formateurs qualifiés et d’équipements pédagogiques fonctionnels. L’accessibilité aux personnes en situation de handicap entre dans les conditions de sélection.

Les formations visent une insertion professionnelle rapide. Les diplômées pourront entrer sur le marché du travail ou lancer leurs propres activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires recevront des outils pratiques pour développer leur autonomie économique. Les secteurs choisis correspondent aux besoins du marché local.
Le dépôt des dossiers reste totalement gratuit pour les candidates comme pour les centres de formation participants. Cette gratuité élimine toute barrière financière à l’accès à la formation.
Cette phase pilote de l’École de la Chance s’inscrit dans le cadre du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+) soutenu par la Banque Mondiale. Le Ministère de la Planification du développement pilote le programme en collaboration avec le Ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports et l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM).
