La 31e édition du Tour cycliste international du Togo a livré son verdict samedi 23 mai avec la consécration du Belge Heylen Wannes. La compétition qui s’est déroulée du 19 au 24 mai a suscité l’admiration des observateurs internationaux pour la qualité de ses tracés. Un commissaire de l’Union Cycliste Internationale (UCI) a relevé les atouts de l’épreuve togolaise tout en pointant les défis à relever.
L’ultime étape reliant Aného à Lomé a vu triompher le Camerounais Kuéré Nounawé. Le coureur a parcouru les 82 kilomètres en une heure cinquante-cinq minutes et huit secondes à la vitesse moyenne de 44,4 kilomètres par heure. Le Malien Diamoiténe Tiemoko et le Béninois Sodjédé Ricardo ont terminé respectivement aux deuxième et troisième places. Malgré cette victoire d’étape, Nounawé n’a pu remettre en cause la domination de Heylen Wannes qui conserve le maillot jaune jusqu’à l’arrivée finale.

Kuéré Nounawé a exprimé sa satisfaction face à la qualité du parcours. « C’est un très bon circuit. Je me suis donné à fond et, à 50 kilomètres de l’arrivée, je me suis dit qu’il fallait persévérer parce que la victoire était à portée de main. Cet effort a fini par payer. Je rends grâce à Dieu pour ce résultat », a-t-il déclaré. Ces propos soulignent l’exigence technique et physique de l’épreuve togolaise.
Au classement des maillots spécialisés, plusieurs champions se sont distingués. Le Togolais Tchalem Nyounleleng a reçu le titre de meilleur coureur national. Le Nigérian Agbo Francis s’est imposé dans les sprints intermédiaires. Le Belge De Decker Bjorn a maîtrisé les difficultés d’altitude pour conquérir le maillot du meilleur grimpeur. Le Malien Cissé Fidèle s’est affirmé comme le meilleur jeune de la compétition.
Le président de la Fédération togolaise de cyclisme (FTC), Baïtian Djabigue, a salué l’aboutissement de l’épreuve malgré les contraintes. « Nous arrivons au terme du tour avec un sentiment de satisfaction. Organiser une compétition de cette envergure nécessite d’importants moyens. Cette année, le faible nombre de sponsors a engendré plusieurs contraintes. Grâce à l’appui du ministère chargé des Sports et de quelques partenaires, nous avons pu mener l’épreuve à son terme », a-t-il indiqué.
Djabigue a également reconnu l’engagement collectif qui a permis cette réussite. « Nous avons bénéficié de l’esprit de solidarité et de compréhension des membres de l’organisation et de l’ensemble de la caravane du tour », a-t-il ajouté. Cette mobilisation a compensé les difficultés financières pour maintenir la compétition à son niveau habituel.
Sur le plan sportif, le président de la FTC a exprimé un léger regret concernant la performance des coureurs togolais. « J’espérais voir un coureur togolais remporter au moins une étape. Cet objectif n’a pas été atteint, comme l’an dernier. Néanmoins, nos cyclistes se sont bien battus tout au long de la compétition », a-t-il souligné. Cette observation reconnaît les efforts déployés malgré l’absence de victoire d’étape.
Laurent Bezolt, commissaire de l’UCI, a apporté un regard extérieur sur la compétition. Il a salué plusieurs dimensions de l’épreuve togolaise. « Les différentes étapes m’ont permis de découvrir plusieurs régions du Togo, avec des routes en bon état et des parcours exigeants offrant un cadre propice à la compétition », a-t-il déclaré. Cette reconnaissance internationale valide la qualité infrastructurelle du pays pour accueillir une épreuve cycliste de haut niveau.
Le commissaire de l’UCI a également noté la participation satisfaisante des équipes. « La participation des équipes a également été satisfaisante, ce qui n’est pas toujours le cas dans la sous-région », a-t-il précisé. Cette observation situe le Tour cycliste togolais à un rang respectable parmi les compétitions ouest-africaines.
Cependant, Bezolt a identifié plusieurs défis à relever. L’annulation de l’étape Kantè-Kara pour raisons de sécurité a perturbé le calendrier initialement prévu. Les moyens logistiques se sont avérés insuffisants pour couvrir tous les besoins. Les véhicules d’accompagnement ont manqué de capacité. L’hébergement et la restauration ont présenté des difficultés pour loger et nourrir l’ensemble des participants.
Malgré ces obstacles, le commissaire de l’UCI a reconnu le potentiel de l’épreuve. « Cette compétition repose sur une base solide. Il faudra poursuivre les efforts et travailler sur les améliorations nécessaires afin de permettre, à terme, son intégration au calendrier de l’UCI », a conclu Bezolt. Cette perspective encourage la poursuite des efforts d’amélioration.
L’intégration du Tour cycliste togolais au calendrier officiel de l’UCI constituerait une consécration pour le pays. Cet objectif implique de progresser dans plusieurs domaines. La sécurité des parcours doit être garantie sur l’ensemble du trajet. Les ressources logistiques doivent s’accroître pour soutenir la compétition. L’hébergement et la restauration doivent atteindre des standards internationaux.
