La Foire Made in Togo Régionale d’Aného a été officiellement ouverte ce mercredi 2 septembre 2026. Pour cette édition, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF TOGO 2000) entend rapprocher la promotion de la production nationale des territoires, en offrant aux producteurs, artisans, transformateurs et entrepreneurs un espace de visibilité, de rencontres commerciales et d’accès à de nouveaux débouchés.
L’enjeu affiché par les organisateurs ne se limite pas à exposer des produits. Le directeur général du CETEF TOGO 2000, Alexandre de Souza, veut faire de cette manifestation un lieu où « se rencontrent l’offre et la demande, les savoir-faire et les marchés, les producteurs et les consommateurs ». La recherche de résultats commerciaux constitue ainsi l’un des axes de cette édition, avec des attentes portant notamment sur les contacts, les commandes et les partenariats.

Cette approche donne à l’étape d’Aného une vocation qui dépasse la seule animation commerciale. Elle doit permettre à des acteurs économiques implantés dans la région de présenter leurs produits à de nouveaux publics et de nouer des relations susceptibles de prolonger leur activité après la fermeture des stands.
Le préfet des Lacs, dans son intervention, a précisément insisté sur cette dimension territoriale. Selon lui, la tenue de la foire à Aného traduit la volonté de faire des territoires « des pôles de création de valeur, de commerce et d’opportunités ». Il relève le potentiel économique, artisanal, culturel et entrepreneurial de la Préfecture des Lacs, ainsi que la diversité des initiatives portées par les producteurs, artisans, transformateurs et jeunes entrepreneurs.

La manifestation offre une vitrine à plusieurs filières. Produits agroalimentaires, artisanat, textile, mode, cosmétique, produits issus de la transformation et services développés par des entrepreneurs sont notamment représentés. Pour le CETEF TOGO 2000, l’objectif est de transformer cette diversité en occasions concrètes de rencontre entre ceux qui produisent et ceux qui achètent.
Le maire de la Commune des Lacs 1 inscrit, lui aussi, la foire dans une perspective de développement économique local. Il la présente comme « une vitrine de nos talents, de nos produits locaux et de notre capacité à transformer nos ressources en richesses et en opportunités pour nos communautés ». La commune entend notamment accompagner les initiatives liées à l’emploi des jeunes et à l’entrepreneuriat.

Le choix d’Aného apporte une autre dimension à l’événement. Ancienne capitale du Togo, la ville est associée à une longue histoire d’échanges, de commerce et de culture. Alexandre de Souza estime que cette identité donne une résonance particulière à une manifestation consacrée aux produits et aux savoir-faire nationaux. La foire doit ainsi contribuer à mettre en lumière « une ville de patrimoine, mais également une ville de potentialités et d’initiatives ».
Cette articulation entre économie et culture est également relevée par le maire des Lacs 1. Il se félicite que la manifestation se déroule durant une période de rassemblement culturel et considère que « économie, culture et développement local doivent avancer ensemble ».

Pour les exposants, la foire représente surtout une occasion de travailler leur visibilité et leur réseau professionnel. Le directeur général du CETEF TOGO 2000 les invite à considérer cette étape comme un point d’accès à des marchés plus larges. « Les meilleurs produits locaux que nous aurons découverts ici, ainsi que les exposants qui auront démontré un réel potentiel, pourront être valorisés dans le cadre de la prochaine Foire Made in Togo à Lomé », a-t-il annoncé.
La sélection ne reposera toutefois pas uniquement sur la présence à Aného. Qualité, innovation, présentation et compétitivité constituent les critères mis en avant par le préfet des Lacs. Il appelle les exposants à poursuivre leurs efforts afin que les produits togolais puissent gagner la confiance des consommateurs et trouver davantage de débouchés, y compris sur les marchés extérieurs.
La question de la consommation locale demeure au cœur de cette stratégie. Les autorités invitent les populations de la Préfecture des Lacs, de la Région Maritime et des localités voisines à visiter les stands et à privilégier les produits fabriqués au Togo. Alexandre de Souza résume cette logique par une chaîne économique directe. « Consommer local, c’est soutenir une entreprise. Soutenir une entreprise, c’est contribuer à préserver et à créer des emplois », a-t-il déclaré.
Le maire des Lacs 1 associe cette mobilisation à la volonté de faire de l’événement un rendez-vous à la fois économique et culturel. Il a exprimé le souhait que la foire bénéficie d’une forte participation des populations et contribue à renforcer la place des initiatives locales dans le développement de la commune.
L’ouverture officielle a été prononcée par le préfet des Lacs, qui a souhaité que la manifestation génère des opportunités d’affaires et favorise de nouvelles initiatives économiques sur le territoire.
À Aného, la Foire Made in Togo régionale met donc en relation trois dimensions étroitement liées dans les discours des organisateurs et des autorités locales, la production, le marché et le territoire. L’ambition affichée est de faire de cette rencontre un point de départ pour des relations commerciales qui puissent se poursuivre après la fin de la manifestation.
