Le gouvernement togolais a lancé jeudi 23 avril 2026 la phase opérationnelle du projet Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE). La cérémonie a été marquée par le baptême du micro-tunnelier qui portera désormais le nom de « Mawuse ».

Sévon-Tépé Kodjo Adedze, Ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, a présidé l’événement au nom du gouvernement. Membres de l’exécutif, présidents des institutions de la République, parlementaires, Gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), préfets, maires et partenaires techniques et financiers ont assisté à cette cérémonie organisée par le ministère délégué chargé de l’eau et de l’assainissement.
Zouréhatou Kassa-Traoré, Gouverneure du DAGL, a pris la parole pour souligner l’utilité du projet. Elle y voit la concrétisation de la vision sociale du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé en faveur du bien-être des populations togolaises. « Le projet RAINE vise à résoudre durablement le problème des inondations récurrentes en utilisant la technique avancée du microtunnelage », a-t-elle indiqué.
Allo Pierre Fourier, Directeur des travaux de PFO Togo, et Jean-Mathieu Montalegre, Directeur général de BESSAC Togo, ont salué l’engagement des autorités. Le premier assure la maîtrise d’œuvre principale tandis que le second se spécialise dans la gestion des micro-tunneliers. Ils ont expliqué que cette technologie de pointe permet de poser des conduites en sous-sol sans perturber la surface. Les deux responsables ont également mis l’accent sur la création d’emplois et le transfert de compétences technologiques au profit des Togolais.
Le ministre Adedze a souligné la charge symbolique du nom choisi pour cet équipement. « Le micro-tunnelier DN 2000, baptisé ce jour sous le nom de ‘MAWUSE’, qui signifie ‘Dieu a écouté’ en langue éwé, porte une forte charge symbolique, à la fois spirituelle, sociale et institutionnelle », a-t-il affirmé.
Le ministre a développé les différentes dimensions de ce choix. « Sur le plan spirituel, il traduit une invocation et une confiance profonde en la providence divine. Donner ce nom au micro-tunnelier revient à placer le projet sous le signe de la protection, de la bénédiction et de la réussite, dans un contexte où les défis techniques et environnementaux sont importants », a-t-il précisé.

Il a poursuivi son analyse. « Sur le plan social, ‘MAWUSE’ renvoie à l’écoute des préoccupations des populations. Il symbolise la prise en compte, par les pouvoirs publics, des souffrances liées aux inondations récurrentes et la volonté d’y apporter des réponses concrètes et durables. C’est l’expression d’un gouvernement attentif aux besoins des citoyens », a ajouté Sévon-Tépé Kodjo Adedze.
Le responsable a également évoqué la dimension institutionnelle. « Sur le plan institutionnel, ce nom incarne un message fort, celui d’une gouvernance à l’écoute, engagée dans l’action et orientée vers des solutions innovantes telles que celles qu’impose la Vᵉ République. Il fait du micro-tunnelier non seulement un outil technique, mais aussi un symbole de transformation, de résilience et d’espoir pour les communautés bénéficiaires », a-t-il précisé.
Les inondations récurrentes dans le Grand Lomé résultent de plusieurs facteurs. L’urbanisation rapide, les changements climatiques et les insuffisances structurelles des réseaux d’assainissement aggravent la situation. La lutte contre cette problématique est devenue une priorité nationale qui appelle des réponses techniques innovantes, durables et efficaces.
Le ministre a replacé le projet dans son cadre global. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet RAINE. Ce projet structurant marque une avancée significative dans la transformation du système de gestion des eaux pluviales et concrétise l’engagement du Gouvernement à faire de l’assainissement, de l’accès à l’eau potable et de la résilience urbaine l’un des piliers essentiels du développement, structuré autour du triptyque protéger, rassembler, transformer », a-t-il martelé.
Le projet RAINE s’inscrit dans la modernisation des infrastructures de base impulsée par le gouvernement togolais sous le leadership du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé. Il répond également à la nécessité de lutter contre les maladies hydriques tout en renforçant la résilience urbaine face aux effets du changement climatique.
