Les autorités togolaises ont validé une nouvelle stratégie nationale dédiée à la mobilisation et à l’engagement des Togolais de l’extérieur, avec pour objectif de mieux organiser leur contribution au développement économique. Cette initiative intervient treize ans après l’adoption du premier cadre en la matière.
Le document stratégique a été élaboré avec l’appui de Organisation internationale pour les migrations et de Banque africaine de développement, dans le cadre du projet SDE4R, axé sur la rationalisation de l’engagement de la diaspora pour stimuler l’investissement privé et l’entrepreneuriat. À travers cette approche, les autorités entendent renforcer la contribution des ressources extérieures à la résilience économique.
L’orientation retenue vise une meilleure canalisation des flux financiers, des compétences et des réseaux issus de la diaspora. Les secteurs identifiés concernent notamment l’entrepreneuriat, l’innovation, l’agriculture et le financement d’activités productives. L’objectif consiste à aligner ces apports sur les priorités nationales, en vue d’un impact plus structuré.
Dans cette perspective, les responsables en charge du dossier insistent sur la nécessité d’une organisation plus cohérente. « Il s’agit de planifier et structurer les interventions du gouvernement et de la diaspora dans le processus de développement de notre pays », a indiqué Edem Komi Amoudokpo, directeur des Togolais de l’extérieur. Cette déclaration met en avant une volonté de coordination entre les acteurs publics et les ressortissants établis hors du territoire.
En complément, un registre national de la diaspora a été mis en place. Cet outil doit permettre d’identifier les profils, les compétences et les capacités d’investissement des Togolais vivant à l’étranger. Il vise à améliorer la connaissance de ce potentiel et à faciliter son intégration dans les politiques publiques.
Les données disponibles indiquent qu’un nombre important de Togolais réside hors du pays. Les estimations officielles évoquent près d’un million de personnes à la fin de l’année 2022, tandis que d’autres sources avancent un chiffre plus élevé. Cette population constitue un relais pour les transferts de fonds, les initiatives entrepreneuriales et les investissements dans divers secteurs.
Par ailleurs, cette stratégie s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains. Des États comme Maroc, Sénégal ou Mali ont déjà mis en place des mécanismes dédiés à la mobilisation de leur diaspora. Le Togo s’appuie sur ces expériences pour adapter ses outils et renforcer l’efficacité de son dispositif.
Avec cette nouvelle feuille de route, les autorités cherchent à mieux structurer un potentiel jusque-là dispersé, en vue d’une contribution plus organisée au financement de l’économie et à la création d’activités productives.
