Les experts des ministères de la Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis mercredi 29 avril 2026 pour examiner un projet d’acte additionnel relatif à la coopération en matière de répression des activités maritimes illicites. La rencontre se tient dans la capitale togolaise.

Ce texte vise à doter la région ouest-africaine d’un cadre juridique harmonisé pour combattre les menaces qui pèsent sur la sécurité maritime. Les États membres entendent renforcer leurs capacités de réponse face aux différentes formes de criminalité en mer.
Les activités maritimes illicites génèrent des conséquences multidimensionnelles sur les plans économique, sécuritaire, environnemental et social à l’échelle mondiale. L’Afrique de l’Ouest subit également les effets de ces pratiques criminelles qui entravent le développement de l’économie bleue.

La piraterie maritime a certes diminué dans la région ouest-africaine ces dernières années. Cependant, d’autres menaces persistent et se développent sur les eaux territoriales et dans les zones économiques exclusives des pays membres.
Les vols à main armée en mer constituent l’une des principales préoccupations des autorités maritimes. Ces attaques ciblent les navires marchands, les embarcations de pêche et parfois les installations offshore.
Le trafic illicite de stupéfiants emprunte également les routes maritimes pour acheminer les cargaisons illégales. Les réseaux criminels exploitent les failles de surveillance pour transiter par les eaux ouest-africaines.
Le projet d’acte additionnel examiné par les experts vise à combler les lacunes juridiques actuelles. Il établira des mécanismes de coopération renforcée entre les États membres pour poursuivre et réprimer les auteurs d’activités maritimes illicites.
Ce texte précisera les modalités d’entraide judiciaire entre les pays de la CEDEAO. Il facilitera les échanges d’informations et la coordination des actions répressives contre les réseaux criminels opérant dans l’espace maritime régional.
Les experts examineront également les dispositions relatives à la compétence juridictionnelle des États membres. Ces clauses détermineront quel pays pourra poursuivre les auteurs d’infractions commises dans les eaux internationales ou dans les zones grises du droit maritime.
La réunion permettra aux spécialistes de formuler des recommandations pour améliorer le projet avant son adoption par les instances dirigeantes de la CEDEAO. Les contributions des différents États membres enrichiront le texte final.
L’adoption de cet acte additionnel marquera une étape dans la lutte contre l’insécurité maritime en Afrique de l’Ouest. Il complétera les dispositifs existants comme le Code de conduite de Yaoundé relatif à la répression de la piraterie et des vols à main armée.
La sécurisation des espaces maritimes représente un enjeu économique pour les pays côtiers de la région. Le golfe de Guinée concentre des ressources halieutiques, pétrolières et gazières dont l’exploitation nécessite un environnement sécurisé.
Les routes maritimes commerciales qui traversent les eaux ouest-africaines assurent une part importante du commerce international. Leur protection garantit la fluidité des échanges et préserve les intérêts économiques des États riverains.
