Demain s’ouvrira la première Convention et Exposition africaines du transport aérien, un rendez-vous placé sous le Haut Patronage du Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Pendant cinq jours, dirigeants politiques, institutions continentales, compagnies aériennes, investisseurs et experts se réuniront pour réfléchir aux moyens de renforcer les liaisons aériennes africaines et d’accélérer l’intégration du continent.

Le choix de Lomé pour accueillir cette rencontre continentale traduit à la fois le positionnement géographique du Togo, les progrès réalisés dans le domaine de la connectivité régionale et le rôle confié au pays dans la promotion du Marché unique du transport aérien africain (MUTA).
L’événement intervient alors que l’Afrique poursuit ses efforts pour construire un espace aérien plus intégré. Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, les déplacements entre plusieurs pays africains demeurent encore complexes et coûteux. Cette situation limite les échanges commerciaux, freine le tourisme et réduit les opportunités économiques qu’offre le continent.

C’est pour répondre à ces défis que l’Union africaine a lancé en 2018 le Marché unique du transport aérien africain. Cette initiative vise à faciliter la circulation des personnes et des biens, à améliorer la desserte entre les États et à créer un environnement plus favorable au développement des compagnies aériennes africaines.
Dans son message d’invitation adressé aux ministres africains des Transports, le ministre togolais des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Dr Comla Kadjé, a rappelé les origines de cette démarche. « Face à la lenteur de la mise en œuvre de la décision de Yamoussoukro, l’Union africaine a créé le Marché unique du transport aérien africain lors de sa 30e session ordinaire tenue les 28 et 29 janvier 2018 à Addis-Abeba », a-t-il souligné.

Le ministre a également mis en lumière le rôle attribué au Togo dans ce processus continental. « L’Union africaine a désigné le Président du Conseil du Togo, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, champion du MUTA », a-t-il rappelé.
Cette désignation traduit la confiance accordée au dirigeant togolais pour porter le plaidoyer en faveur d’un ciel africain plus ouvert et davantage connecté. Depuis plusieurs années, Faure Essozimna Gnassingbé défend une vision de l’intégration africaine fondée sur le renforcement des échanges, la libre circulation, le développement des infrastructures et l’interconnexion des économies du continent.
L’accueil de cette convention apparaît ainsi comme le prolongement naturel de cette orientation. Le Togo a fait de la connectivité un axe important de sa stratégie de développement. Le pays investit dans ses infrastructures de transport afin de renforcer les liens entre les différentes régions du continent et de faciliter les échanges économiques.
Cette ambition se traduit notamment par la modernisation continue de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema. Grâce à l’extension de ses capacités et au développement de ses liaisons régionales et internationales, la plateforme aéroportuaire de Lomé est devenue un point de connexion recherché en Afrique de l’Ouest. Elle permet aujourd’hui de relier efficacement plusieurs capitales africaines et constitue un atout pour les voyageurs comme pour les opérateurs économiques.

Au-delà de ses infrastructures, le Togo s’est progressivement affirmé comme un espace de dialogue sur les grands enjeux africains. La tenue de cette première Convention et Exposition africaines du transport aérien confirme cette dynamique et renforce la place de Lomé parmi les villes qui accueillent les discussions continentales liées à l’intégration économique.
Pour Dr Comla Kadjé, l’objectif est clair. « Ce sera un événement continental qui permettra de renforcer le plaidoyer de haut niveau, l’engagement politique et la coordination des actions en faveur de la mise en œuvre du Marché unique africain du transport aérien », a-t-il déclaré.
La rencontre réunira des chefs d’État, des ministres, des autorités de l’aviation civile, des compagnies aériennes, des exploitants d’aéroports, des investisseurs ainsi que plusieurs institutions africaines. Les échanges porteront notamment sur le financement des infrastructures aéronautiques, le développement du fret, la mobilité des citoyens africains, la connectivité régionale et la contribution de l’aviation à la transformation économique du continent.
Le thème retenu, « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », reflète les ambitions portées par cette rencontre. Dans son intervention, le ministre togolais a d’ailleurs indiqué que Lomé accueillera des discussions consacrées au transport aérien comme moteur de l’intégration et de la transformation économique, ainsi qu’à l’aviation comme levier du commerce, du tourisme et de la mobilité en Afrique.

À travers cette convention, le Togo met en avant une vision qui considère la connectivité comme l’un des fondements de l’intégration africaine. Le choix de Lomé illustre ainsi la volonté de faire converger les initiatives destinées à rapprocher les peuples, à stimuler les échanges et à renforcer les liens entre les économies du continent.
