Les coups de menton de l’opposition et de certaines organisations de la société civile togolaise depuis l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO condamnant la dernière révision constitutionnelle ne sont que des paravents pour flouer l’opinion une fois de plus de la réelle portée de leurs actions. Je m’explique.
Ce n’est pas la première fois que la Cour de justice de la CEDEAO condamne le Togo dans nombre de dossiers portée devant elle. Les décisions de la Cour sont-elles coercitives ? Non. Ce n’est que de la paperasse destinée à justifier son existence et le gouffre de financement qu’elle constitue. D’ailleurs notre pays n’est pas le seul de l’espace communautaire à se voir condamné par des arrêts du genre.

À quoi ont servi et servent dans le concret ces arrêts. Quels impacts ont-ils sur les avancées démocratiques ? Ou empêchent-ils les régimes passés au crible de mettre un terme à ce pourquoi ils ont été jugés ?
Au-delà de cet arrêt dont se délectent actuellement opposition et OSC réunies, que peuvent-elles faire et que doivent-elles faire ? Quel lobby pour que de tels arrêts aient un sens et ajoute une plus value à leurs contestations ? C’est là à mon avis autour de ces questions que doivent se structurer leurs actions au lieu de passer de médias en médias, de conférence de presse en conférence de presse pour saturer l’espace médiatique.
Elles savent très bien que le pouvoir togolais n’en a cure de ces cris d’orfraie et que le peuple est habitué à ces protestations dont d’ailleurs il ne prête même plus attention. Il est bien beau de crier, mais quoi après ? Dans quelques jours cette histoire sera du vent, sera dans les oubliettes en attendant une prochaine « condamnation » pour en faire de nouveau un fond de commerce.
