Les préparatifs prennent de l’ampleur en vue du futur élargissement de la Route nationale 1 (RN1) sur le tronçon Togblékopé-Atakpamé, long de 145 kilomètres. Avant le démarrage des travaux, les collectivités locales lancent les premières opérations destinées à libérer les emprises afin de faciliter l’exécution du projet.
Ainsi, la commune Zio 1 a engagé une campagne de sensibilisation auprès des populations installées le long de cet axe. Dans un communiqué, la municipalité demande aux occupants des espaces concernés de retirer, au plus tard le 27 juillet 2026, les installations provisoires érigées sur le domaine public.
« Les occupants des emprises routières sont invités à procéder au retrait volontaire des installations provisoires concernées avant le 27 juillet 2026 », précise le communiqué de la mairie. Les hangars, kiosques, conteneurs, terrasses ainsi que les autres aménagements temporaires implantés devant les habitations sont concernés par cette mesure, prise conformément à la réglementation en vigueur.
Cette opération constitue l’une des premières actions visibles liées à ce projet de réaménagement de la RN1. Si les caractéristiques techniques ainsi que le montant de l’investissement n’ont pas encore été rendus publics, les pouvoirs publics affichent leur volonté de renforcer les infrastructures routières afin d’accompagner la croissance économique et les échanges.
Véritable colonne vertébrale du réseau routier togolais, la Route nationale 1 relie Lomé aux régions des Plateaux, Centrale, Kara et des Savanes avant de rejoindre la frontière avec le Burkina Faso. Chaque jour, elle accueille un trafic dense composé de véhicules particuliers, de transports en commun et de poids lourds qui assurent le transit des marchandises vers les pays de l’hinterland.
Son élargissement devrait améliorer les conditions de circulation sur cet axe très sollicité. Une chaussée plus adaptée au volume du trafic permettra de limiter les ralentissements, de rendre les dépassements plus sûrs et de réduire les temps de parcours entre le sud et le nord du pays.
Le projet présente aussi un intérêt économique. La RN1 constitue le principal corridor reliant le Port autonome de Lomé aux marchés du Burkina Faso, du Niger et du Mali. Une circulation plus fluide contribuera à accélérer le transport des marchandises, à améliorer la compétitivité de la chaîne logistique et à soutenir les échanges commerciaux dans l’espace ouest-africain.
Par ailleurs, la phase de réalisation devrait mobiliser de nombreuses entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que des acteurs du transport, de la restauration et des services. Les activités économiques installées le long du corridor pourraient également bénéficier de la dynamique créée par ce chantier, appelé à transformer durablement l’un des axes les plus fréquentés du pays.
