Les investigations sur la mort d’Abdoul Assad, jeune bachelier de 20 ans retrouvé sans vie à Agoè-Nyivé, apportent de nouveaux éléments. Les premières constatations de la Police nationale orientent désormais l’enquête vers d’autres pistes et ne confirment pas, à ce stade, les informations relayées sur les réseaux sociaux évoquant un lynchage après un présumé vol de poule.
D’après les premiers résultats communiqués par les enquêteurs, l’examen du corps n’a révélé aucune lésion compatible avec des violences physiques pouvant soutenir l’hypothèse d’un passage à tabac. Ces observations invitent donc à la prudence alors que plusieurs versions des faits avaient rapidement circulé en ligne.
Par ailleurs, les investigations ont mis en évidence la présence d’un liquide verdâtre au niveau de la bouche de la victime. Cet élément conduit les services d’enquête à approfondir d’autres hypothèses, notamment celle d’une éventuelle intoxication ou de l’ingestion d’une substance toxique. Des examens complémentaires devront établir avec précision l’origine de ce liquide ainsi que les causes exactes du décès.
L’enquête, conduite sous l’autorité du Procureur de la République, se poursuit afin de reconstituer le déroulement des faits et de situer les éventuelles responsabilités. Les recherches se concentrent également sur un individu présenté comme un suspect activement recherché.
Dans son communiqué, la Police nationale appelle la population à ne pas relayer d’informations non vérifiées. Elle rappelle que « la justice populaire ne saurait se substituer aux procédures judiciaires » et invite « toute personne disposant d’informations utiles à collaborer avec les autorités compétentes afin de contribuer à la manifestation de la vérité ».
En attendant les conclusions des expertises en cours, les autorités poursuivent les investigations afin d’établir avec certitude les circonstances ayant conduit au décès d’Abdoul Assad. Les résultats des analyses attendues devraient permettre d’apporter des réponses sur cette affaire qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique.
