Le Togo poursuit le renforcement de son dispositif national de qualité avec l’appui de modèles africains reconnus. La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a présenté les résultats d’une mission d’échange réalisée au Maroc, ainsi qu’une feuille de route destinée à adapter les pratiques observées aux réalités nationales.
Cette restitution, tenue le 22 juillet, a réuni plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la qualité, notamment l’Agence nationale de la normalisation, de l’accréditation et de la promotion de la qualité (LaNSA), des laboratoires, des organismes d’évaluation de la conformité, des associations de consommateurs, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques.
L’objectif est de consolider les bases d’une infrastructure nationale de la qualité capable d’accompagner les entreprises togolaises dans l’amélioration de leurs produits et services. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines clés, dont la normalisation, la métrologie, l’accréditation, la certification et le contrôle de conformité.
Durant leur séjour au Maroc, les experts togolais ont découvert l’organisation de plusieurs structures spécialisées, notamment l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), le Service marocain d’accréditation (SEMAC) et le Laboratoire national de métrologie. Ces rencontres ont permis d’identifier des mécanismes pouvant contribuer au développement des capacités nationales.
Pour le président de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), Arzouma Laré Botre, cette expérience constitue une source d’enseignements utiles pour renforcer l’efficacité du système togolais.
« Ces dispositifs sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité des entreprises et faciliter leur accès aux marchés régionaux et internationaux », a-t-il déclaré.
La feuille de route issue de cette mission prévoit plusieurs actions, parmi lesquelles le renforcement des compétences des laboratoires, l’élargissement des services d’accréditation, l’amélioration des mécanismes de certification et un meilleur accompagnement des opérateurs économiques.
Par ailleurs, cette orientation répond aux exigences liées à l’ouverture des marchés africains. Avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la conformité des produits aux normes reconnues devient un enjeu pour les entreprises qui souhaitent développer leurs échanges sur le continent.
Depuis plusieurs années, le Togo a engagé des réformes pour structurer son système national de qualité. La création de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et de ses structures techniques participe à cette volonté de réduire les obstacles techniques au commerce, de renforcer la protection des consommateurs et d’accompagner le développement du tissu productif.
Cette démarche s’accompagne également d’actions en faveur des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), avec la mise à disposition de guides dédiés à la certification et à la traçabilité. Ces outils visent à aider les producteurs locaux à mieux répondre aux attentes des marchés et à valoriser davantage les produits « Made in Togo ».
