Plus d’un mois après les fortes pluies qui ont provoqué d’importantes inondations dans le Grand Lomé, le gouvernement togolais a lancé une première opération d’assistance destinée aux ménages les plus touchés. Cette phase cible 26 603 personnes, réparties dans 7 306 ménages, avec une combinaison de transferts monétaires et de distributions de biens de première nécessité pour soutenir le relèvement des familles.
L’opération a été lancée le 6 août à Agoè-Nyivé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba. Elle mobilise plusieurs institutions publiques avec l’appui des partenaires techniques et financiers, dont les agences du Système des Nations Unies.

Les précipitations exceptionnelles des 29 et 30 juin ont constitué l’un des épisodes pluvieux les plus marqués enregistrés cette année dans le sud du pays. Près de 200 millimètres de pluie sont tombés en vingt-quatre heures sur certaines zones, provoquant des débordements de cours d’eau, la submersion de nombreux quartiers, des dégâts sur les habitations et des perturbations de la circulation. Les autorités avaient alors engagé des opérations de secours, d’évacuation et d’évaluation afin d’identifier les besoins les plus urgents.
La réponse engagée vise désormais à accompagner les ménages dans les premières étapes du retour à une vie normale. Chaque famille bénéficiaire reçoit une aide financière ainsi qu’un kit composé de nattes, de couvertures, de savons et de seaux, des articles destinés à répondre aux besoins essentiels après plusieurs semaines de difficultés.

Lors de la cérémonie, le colonel Calixte Batossie Madjoulba a rappelé que les phénomènes climatiques extrêmes deviennent plus fréquents. « Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et d’autres aléas compromettent durablement les moyens d’existence des populations, fragilisent les infrastructures et ralentissent les efforts de développement », a-t-il déclaré.
S’adressant aux sinistrés, le ministre a assuré que « l’État demeure pleinement mobilisé pour poursuivre les actions de relèvement, tout en renforçant durablement la résilience de nos communautés face aux risques de catastrophe ». Il a également invité les populations à respecter les consignes de sécurité, à préserver les ouvrages de drainage et à éviter l’installation dans les zones exposées aux inondations.

La ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, a indiqué que cette assistance constitue une première phase. Selon elle, le dispositif pourra être élargi « en fonction de l’évolution des besoins et des ressources qui pourront être mobilisées », avec une attention particulière portée aux personnes les plus vulnérables.
Le soutien des partenaires internationaux accompagne cette réponse. La coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Coumba Dieng Sow, a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à soutenir les efforts de relèvement et les actions destinées à renforcer la résilience des communautés face aux catastrophes.

Ces dernières années, le Togo a renforcé son dispositif de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC) joue un rôle central dans la coordination des interventions d’urgence, tandis que plusieurs programmes sont consacrés à l’amélioration des systèmes d’alerte, au développement des infrastructures de drainage et à la réduction de la vulnérabilité des zones les plus exposées aux inondations.
Cette première opération d’assistance marque ainsi le passage de la phase d’urgence aux actions de relèvement. Elle répond aux besoins immédiats des familles sinistrées tout en accompagnant les efforts engagés pour mieux préparer les territoires aux effets croissants des événements climatiques extrêmes.
