La présidente du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Hadja Mémounatou Ibrahima, poursuit sa démarche en faveur d’un rapprochement entre les institutions régionales africaines. En Tanzanie, où elle prenait part à une rencontre inédite entre le Parlement de la CEDEAO et l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (EALA), elle a également effectué une visite à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est, à Arusha.

Cette étape judiciaire s’inscrivait dans le prolongement de cette mission consacrée au dialogue interinstitutionnel entre les espaces régionaux africains. Hadja Mémounatou Ibrahima explique avoir eu « le plaisir de visiter la Cour de justice de l’Afrique de l’Est, autre institution essentielle du processus d’intégration régionale ».
Les échanges lors de cette visite ont porté sur « le rôle de la justice communautaire dans la consolidation de l’État de droit, la protection des droits des citoyens et l’effectivité des engagements pris par nos États au sein de leurs communautés respectives ». La présidente du Parlement de la CEDEAO met ainsi en avant la contribution des institutions judiciaires communautaires à la mise en œuvre des engagements régionaux et à la protection des droits.
Cette réflexion rejoint, selon elle, une ambition commune aux différentes institutions engagées dans les processus d’intégration. « Du Parlement à la Cour de justice, nos institutions poursuivent une même ambition », souligne-t-elle, celle de « faire de l’intégration régionale une réalité concrète ». Cette ambition doit, à ses yeux, être « portée par des règles communes, des institutions fortes et, surtout, au service de nos peuples ».

Le rapprochement entre les institutions parlementaires et judiciaires apparaît ainsi comme l’un des axes mis en avant par la responsable parlementaire. Après les échanges avec l’EALA, sa visite à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est a permis d’élargir cette démarche à une autre composante essentielle du dispositif institutionnel régional.
Hadja Mémounatou Ibrahima entend désormais inscrire cette dynamique dans une perspective plus large à l’échelle du continent. Elle estime que « cette étape à Arusha conforte notre volonté, au Parlement de la CEDEAO, de multiplier les passerelles entre les institutions régionales africaines ».
L’objectif affiché est de « favoriser le partage d’expériences au service d’une Afrique plus intégrée ». Une orientation qui vise à encourager les échanges entre les différentes communautés régionales africaines et à rapprocher leurs pratiques institutionnelles.

La démarche portée par la présidente du Parlement de la CEDEAO repose ainsi sur une logique de dialogue entre les différents espaces communautaires. De la coopération parlementaire aux échanges avec les juridictions régionales, elle entend favoriser une meilleure circulation des expériences et des pratiques au service des processus d’intégration africains.
