Le prix du nouveau maïs présente des écarts substantiels selon les bassins de commercialisation. Dans les marchés d’Asrama et de Wahala, dans la région des Plateaux, le bol est proposé à 250 F CFA, tandis qu’il atteint 500 F CFA dans le Grand Lomé. Les relevés disponibles font également apparaître des différences de prix pour le sorgho, le mil, le haricot, le soja et les produits oléagineux.
L’écart est particulièrement marqué entre les zones où l’offre issue des récoltes récentes est disponible et les grands centres de consommation. À Asrama, située sur l’axe Notsè-T
ohoun, le bol de nouveau maïs se vend à 250 F CFA, contre 350 F CFA pour le maïs ancien. À Wahala, le nouveau maïs affiche le même prix, alors que l’ancien est proposé à 325 F CFA.
Ces deux marchés présentent ainsi les niveaux les plus bas parmi les localités relevées. La différence avec le Grand Lomé atteint 250 F CFA par bol. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir une relation directe entre lieu de production et niveau de prix, les conditions d’approvisionnement et les circuits de commercialisation pouvant également intervenir.
Dans les autres marchés des Plateaux, les tarifs évoluent progressivement. À Agbonou, le nouveau maïs est vendu à 300 F CFA et l’ancien à 400 F CFA. Le soja et le fonio atteignent chacun 1 500 F CFA. Le gari est proposé à 700 F CFA, tandis que le haricot varie de 1 500 à 2 000 F CFA selon la taille du bol.
À Notsè, le nouveau maïs s’établit à 350 F CFA, contre 400 F CFA pour l’ancien. Le mil et le gari coûtent chacun 700 F CFA. Le haricot est à 1 600 F CFA, le soja à 1 100 F CFA et le sorgho à 1 000 F CFA. Les prix de l’arachide et du voandzou atteignent respectivement 2 600 et 2 300 F CFA.
La hiérarchie des prix change lorsqu’on observe les marchés septentrionaux. À Bafilo, dans la préfecture d’Assoli, le bol de maïs est commercialisé à 450 F CFA. Le mil vaut 500 F CFA et le sorgho 650 F CFA. Le soja est proposé à 1 000 F CFA, tandis que le haricot gros grain atteint 2 000 F CFA.
À Mango, le maïs est affiché à 400 F CFA. Le mil se vend à 800 F CFA, le sorgho à 1 000 F CFA, le soja à 1 200 F CFA et le haricot à 1 800 F CFA. Le voandzou atteint 2 400 F CFA et le gari 2 000 F CFA.
Le Grand Lomé se situe au sommet de cette comparaison pour le maïs. Le bol y demeure à 500 F CFA. Le soja varie entre 900 et 1 200 F CFA. Le haricot local se situe entre 1 400 et 1 500 F CFA, tandis que les autres variétés sont proposées entre 1 600 et 1 700 F CFA. Le sorgho oscille entre 900 et 1 000 F CFA. L’arachide atteint 2 600 F CFA et le voandzou 2 000 F CFA.
La comparaison des différents marchés fait ressortir une progression nette du prix du nouveau maïs selon les zones observées. De 250 F CFA à Asrama et Wahala, il passe à 300 F CFA à Agbonou, 350 F CFA à Notsè, 400 F CFA à Mango, 450 F CFA à Bafilo, puis 500 F CFA dans le Grand Lomé.
Cette dispersion traduit des réalités commerciales différentes. La disponibilité des récoltes, les volumes proposés, les distances entre zones d’approvisionnement et marchés de consommation ainsi que les coûts liés au transport et à la distribution peuvent contribuer aux écarts constatés.
Le maïs reste par ailleurs l’un des principaux produits suivis par les ménages en raison de son poids dans l’alimentation. L’arrivée du nouveau maïs sur les marchés des Plateaux se reflète donc directement dans les niveaux de prix observés, avec des tarifs nettement inférieurs à ceux relevés dans le principal pôle urbain du pays.
Les données disponibles montrent ainsi une différence de 250 F CFA par bol entre les marchés d’Asrama et de Wahala et celui du Grand Lomé. Elles donnent surtout à voir une structure des prix qui varie fortement d’un marché à l’autre, selon la nature des produits et les conditions propres à chaque circuit de commercialisation.
