Le Togo élargit son vivier de jeunes destinés aux filières scientifiques. La session 2026 du concours national d’entrée dans les lycées scientifiques a retenu 344 candidats pour l’année scolaire 2026-2027. Leur répartition entre les différents établissements traduit l’élargissement progressif d’une offre d’enseignement secondaire d’excellence à l’ensemble du territoire.
Avec 160 admis, soit près de 47 % de l’effectif total, le Lycée scientifique de Lomé concentre la plus importante cohorte. La répartition des admissions dessine cette nouvelle géographie. Le Lycée scientifique de Kara accueille 50 nouveaux élèves, devant celui de Tsévié avec 37 admis. Atakpamé en compte 30, Kpalimé 25, Dapaong 24 et Sokodé 18. La sélection permet ainsi à plusieurs pôles régionaux de disposer de leurs propres cohortes d’élèves appelés à suivre un cursus scientifique spécialisé.
La promotion compte par ailleurs 218 garçons et 126 filles. Les candidates représentent ainsi environ 36,6 % des admissions. Cette proportion met en évidence la place encore importante de la question de l’accès des filles aux parcours scientifiques, alors que l’élargissement du réseau offre de nouvelles possibilités de recrutement dans les différentes régions.
La proclamation des résultats intervient au terme des épreuves écrites organisées le 1er septembre dans plusieurs centres du pays. Le processus a notamment mobilisé le Lycée Tokoin à Lomé, le Lycée Nassablé à Dapaong, le Lycée Kara II, ainsi que des centres d’écrit à Tsévié, Atakpamé, Kpalimé et Sokodé.
Leur admission ouvre leur parcours dans des établissements conçus pour renforcer la formation en sciences et constituer, à terme, un vivier de compétences pour les études supérieures et les secteurs scientifiques et techniques.
Cette évolution prend place dans une réorganisation plus large de l’enseignement scientifique secondaire. En complément des sept lycées scientifiques, le pays a engagé la création de collèges scientifiques dans les différentes régions éducatives. L’objectif est de construire progressivement un parcours allant du collège au lycée et de rapprocher les formations scientifiques des élèves, indépendamment de leur lieu de résidence.
