Les professionnels des médias ont jusqu’au 31 octobre 2026 pour soumettre leurs productions à la deuxième édition des Prix d’excellence de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Seize distinctions sont prévues dans quatre grands domaines, avec une sélection fondée notamment sur la pertinence, l’originalité, l’impact, la qualité professionnelle et le respect de l’éthique journalistique.
La compétition repose sur un principe simple, distinguer des productions capables de rendre lisibles les transformations économiques, sociales, politiques et technologiques à l’œuvre dans l’espace ouest-africain. Pour cette deuxième édition, la CEDEAO ouvre la participation aux journalistes et professionnels des médias de ses États membres comme des pays non membres.
Les contenus admissibles doivent avoir été publiés ou diffusés entre janvier 2025 et août 2026. Ils doivent porter sur les activités, projets ou réalisations de la CEDEAO et relever de l’un des quatre domaines retenus par l’organisation. Le premier concerne les affaires politiques, la paix et la sécurité. Le deuxième couvre les infrastructures, l’énergie et la numérisation. Le troisième porte sur les affaires économiques et l’agriculture. Le quatrième est consacré aux affaires humanitaires et sociales.
Chacun de ces domaines donne lieu à quatre récompenses, respectivement pour la télévision, la radio, la presse écrite et les médias en ligne. Le dispositif représente ainsi seize distinctions au total. Les sujets peuvent notamment porter sur la paix, la sécurité, le développement socio-économique, la santé, l’agriculture, l’énergie, les transports, le commerce, les télécommunications, le genre, la jeunesse ou encore l’intégration régionale.
La sélection ne repose toutefois pas uniquement sur le thème traité. La CEDEAO indique que les productions seront appréciées au regard de leur impact, de leur pertinence, de leur créativité et de leur capacité à informer et sensibiliser le public sur les actions menées au bénéfice des populations de la région. L’originalité du traitement, la qualité de la narration et l’innovation dans la présentation de l’information figurent également parmi les critères annoncés.
Les exigences diffèrent ensuite selon les supports. Pour la télévision et la radio, les reportages ou mini-documentaires doivent durer entre deux et cinq minutes. La qualité du son et de l’image, la construction du récit ainsi que la capacité à intégrer interviews, témoignages, ambiances ou éléments sonores sont prises en compte. Pour la presse écrite, les articles ne doivent pas excéder 1 500 mots et doivent s’appuyer sur des données, statistiques et sources fiables. Les productions numériques sont, elles, évaluées aussi au regard de leur adaptation aux usages des plateformes, de leur interactivité et de leur qualité visuelle.
La dimension déontologique occupe une place centrale dans le dispositif. Les contenus doivent respecter les principes de véracité, d’impartialité et de responsabilité journalistique. Les informations factuelles doivent être vérifiées et correctement référencées, tandis que les droits d’auteur et les droits à l’image doivent être respectés. Les productions doivent également être originales et exemptes de plagiat. Celles déjà présentées lors de la première édition ne pourront pas être soumises de nouveau.
Chaque dossier doit comprendre les éléments permettant d’identifier le média ayant publié ou diffusé le contenu, le pays concerné ainsi que les coordonnées du journaliste, du caméraman ou du photographe selon la catégorie. Les candidats doivent également fournir les sources, crédits et autorisations nécessaires. Un journaliste peut présenter au maximum trois candidatures dans chaque domaine thématique.
Cette deuxième édition prolonge un dispositif lancé en 2025 à l’occasion du cinquantenaire de la CEDEAO. La première cérémonie de remise des Prix d’excellence s’était tenue le 25 juillet 2025 à Banjul, en Gambie. L’organisation régionale entend ainsi poursuivre la reconnaissance du travail des médias dans la compréhension de ses politiques, de ses projets et de ses réalisations.
Les candidatures sont ouvertes du 1er au 31 octobre 2026. Elles doivent être transmises par courrier électronique à ecowasprizeexcellence@ecowas.int. Les contenus soumis devront respecter les formats et exigences techniques fixés par la CEDEAO, toute candidature incomplète ou non conforme pouvant être écartée.
