Entre janvier 2020 et décembre 2025, 17 942 cas de morsures de serpent ont été enregistrés au Togo, faisant de ces envenimations un problème de santé publique qui touche particulièrement les populations des zones agricoles.
Les données ont été présentées mercredi 23 septembre à Lomé, lors d’une rencontre organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, en marge de la Journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents.
Sur les six années étudiées, 268 décès ont été recensés, soit une létalité globale de 1,5 %. Le pays a également enregistré 15 265 guérisons, correspondant à un taux de guérison de 85,07 %. Plus de 27 000 ampoules de sérum antivenimeux ont été utilisées durant cette période.
La répartition des victimes révèle une forte exposition des adultes. Les hommes de plus de 15 ans représentent 47,53 % des cas, contre 27,89 % pour les femmes de la même tranche d’âge. Les moins de 15 ans comptent pour 24,58 % des victimes, soit 4 411 cas.
Dix districts des régions de la Kara, Centrale et des Plateaux ont enregistré chacun plus de 500 cas sur la période. Cette concentration correspond notamment à des zones où les activités agricoles exposent davantage les populations aux serpents.
Face à ces chiffres, les autorités sanitaires insistent sur la rapidité de la prise en charge. Le garrot, l’incision, la succion ou la cautérisation de la plaie sont déconseillés, car ces pratiques peuvent aggraver les lésions et retarder l’accès aux soins. Le sérum antivenimeux demeure le traitement de référence en cas d’envenimation.
Plusieurs actions ont été engagées pour améliorer la prise en charge, notamment la formation de 108 formateurs, la diffusion de guides et d’affiches ainsi que des campagnes de sensibilisation dans les districts sanitaires. En 2025, 3 043 morsures avaient encore été recensées, après 3 357 cas en 2024.
