Dès le 2 novembre 2026, les transferts électroniques nationaux dont le montant cumulé quotidien ne dépasse pas 8 000 FCFA seront gratuits dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La mesure, annoncée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), concerne 75 % des transactions de monnaie électronique réalisées dans l’espace communautaire.
Les utilisateurs des services de paiement numérique disposeront de nouvelles conditions tarifaires à compter de cette date. Pour les envois d’argent, la gratuité s’appliquera sans restriction sur le nombre d’opérations, à condition que le montant total transféré par jour et par utilisateur auprès d’un même prestataire reste dans la limite fixée. Les sommes dépassant ce seuil pourront être soumises à des frais compris entre 0 et 0,8 % du montant hors taxes du transfert.
La réception des fonds bénéficiera d’un régime encore plus favorable. Aucun frais ne pourra être prélevé sur les sommes reçues, quel que soit leur montant ou le nombre de transactions effectuées. Cette disposition s’appliquera aux transferts nationaux dès le 2 novembre, tandis que son extension aux opérations entre les pays de l’UEMOA est prévue pour le 1er juin 2027.
La réforme s’accompagne d’une obligation nouvelle pour les prestataires. Toutes les transactions interopérables de monnaie électronique entre particuliers au sein de l’Union devront désormais transiter par la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI), infrastructure régionale lancée le 30 septembre 2025. Banques, institutions de microfinance, établissements de monnaie électronique et prestataires de paiement sont concernés par les dispositions, selon les catégories de transferts définies par la BCEAO.
Cette révision tarifaire intervient après une première année d’exploitation de PI-SPI. Au 2 octobre 2026, la plateforme comptait 175 participants connectés et permettait à plus de 38 millions de personnes d’accéder aux services de paiement instantané. La BCEAO entend consolider cette infrastructure commune en facilitant l’accès des populations aux transactions numériques et en élargissant les possibilités de transfert entre les différents acteurs financiers de l’Union.
Pour les opérations transfrontalières, les conditions appliquées seront identiques à celles des transferts nationaux, avec les mêmes seuils de gratuité à l’émission et l’absence de frais à la réception. Leur entrée en vigueur, fixée au 1er juin 2027, constituera la seconde échéance du calendrier arrêté par la Banque centrale.
