Lomé et six autres villes du pays accueillent jusqu’au 8 octobre une opération destinée à faire découvrir au public les missions, les métiers et les services de la Police nationale. Portées par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ces journées donnent aussi accès à plusieurs prestations administratives directement dans les commissariats.
Depuis mardi, les portes de la Police nationale sont ouvertes aux citoyens à Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. À Lomé, le public est reçu à la Direction générale de la Police nationale, tandis que les autres sites retenus sont les commissariats centraux des six villes de l’intérieur. L’entrée est libre et gratuite.

L’initiative relève du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers la Direction générale de la Police nationale. Son lancement national s’est tenu le 6 octobre à Lomé, en présence du lieutenant-colonel Dorouwa N’Dafidina, inspecteur général des services de sécurité, qui représentait le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba.
Le commissaire divisionnaire de police Akatao Babarime, directeur général de la Police nationale, défend une démarche qui doit permettre aux citoyens de mieux comprendre le travail des policiers. Il a présenté ces journées comme une occasion de faire connaître les missions, les valeurs et les différents métiers de l’institution, tout en donnant au public la possibilité d’échanger directement avec les unités.
Les visiteurs ne découvrent pas seulement l’organisation de la Police. Les stands installés sur les différents sites présentent son histoire, son organigramme, les corps et grades, les unités et les moyens d’action. Les jeunes peuvent aussi obtenir des renseignements sur les conditions et modalités de recrutement.
Une partie du dispositif est consacrée aux services administratifs. Les visiteurs peuvent s’informer sur la légalisation des documents et sur les procédures liées à la carte nationale d’identité. À Lomé, un dispositif spécial permet le retrait de la CNI à partir de 72 heures après le dépôt du dossier, selon les modalités prévues pour l’opération. À Kpalimé, la légalisation des dossiers scolaires est proposée gratuitement pendant ces journées.
Le choix de plusieurs commissariats centraux permet aussi de présenter les réalités du travail policier hors de la capitale. À Atakpamé, par exemple, six espaces ont été aménagés, dont une exposition photographique retraçant l’histoire de l’institution depuis 1920. Kpalimé propose de son côté six stands consacrés aux différentes composantes et missions de la Police nationale.
Pour Akatao Babarime, la relation avec la population constitue une composante importante de cette démarche. Le directeur général rappelle que la Police nationale assure notamment la protection des personnes et des biens, des édifices publics et des institutions, le maintien de l’ordre public ainsi que la prévention de la délinquance, dans le respect des lois et des libertés individuelles.
Les portes ouvertes s’achèvent jeudi 8 octobre. Le programme se prolongera vendredi par un match de football entre l’Association sportive de la police togolaise (ASPOTO) et l’Entente II, avant un footing populaire prévu samedi 10 octobre au camp du Groupe d’intervention de la Police nationale (GIPN), à Logopé.
