La Confédération africaine de football (CAF) entend accroître les moyens financiers de ses associations membres, tandis que son président, Patrice Motsepe, exclut de briguer un nouveau mandat après 2029. Réunis sur l’île de Sal, au Cap-Vert, les dirigeants du football africain ont aussi affiché leur soutien à Gianni Infantino, à quelques mois de l’élection à la présidence de la Fédération internationale de football association (FIFA).
L’annonce financière concerne une hausse progressive. La subvention annuelle, qui dépassait 200 000 dollars avant l’arrivée de Patrice Motsepe en 2021, a déjà été portée à 700 000 dollars par association. Le président de la CAF a réaffirmé à Sal l’objectif d’atteindre un million de dollars par fédération, grâce à de nouveaux partenariats commerciaux et à la mobilisation de sponsors. À terme, cette enveloppe représenterait 54 millions de dollars par an pour les 54 associations membres, sous réserve que le montant intégral soit effectivement accordé à chacune.

Cette ambition financière est liée à la volonté de rendre les fédérations plus autonomes et de renforcer leurs capacités de développement. La CAF entend encourager les investissements dans les académies, le football scolaire, les compétitions amateurs et les championnats professionnels. La concrétisation de ces objectifs dépendra toutefois de la capacité de l’instance à accroître ses revenus commerciaux et à sécuriser de nouveaux accords de sponsoring.
Sur le plan institutionnel, Patrice Motsepe a déjà annoncé en juillet qu’il ne briguerait pas de troisième mandat. Réélu en mars 2025 pour quatre années supplémentaires, il doit quitter la présidence en 2029. Cette échéance ouvre progressivement la question de sa succession, même qu’aucun successeur n’a été désigné.
La conférence de Sal a aussi été marquée par le soutien unanime des 54 associations africaines à Gianni Infantino en vue de l’élection à la présidence de la FIFA prévue en mars 2027. Cette position collective renforce le poids du bloc africain dans le scrutin. Le rassemblement, tenu du 7 au 9 octobre, a enfin consacré une partie de ses travaux au bilan des dix sélections africaines présentes à la Coupe du monde 2026, dont neuf ont atteint la phase à élimination directe, et aux moyens de préparer le continent pour l’édition 2030.
