Aucun vaccin contre la fièvre de Lassa n’est homologué, et le candidat le plus avancé requiert encore des investissements soutenus pour franchir les phases avancées. Une table ronde réunie ce dimanche à Berlin cherche à bâtir le cofinancement nécessaire.
L’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), MedAccess et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) ont convoqué des partenaires régionaux et internationaux le dimanche 11 octobre, en marge du Sommet mondial de la santé (World Health Summit), qui s’ouvre le même jour pour trois jours. L’Organisation ouest-africaine de la Santé (OOAS) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) appuient la rencontre, grâce à un financement du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.
Au programme figure un cadre de financement collaboratif destiné à accélérer la recherche et à renforcer les capacités régionales de production. S’il aboutit, il pourrait servir de modèle à d’autres maladies prioritaires à potentiel épidémique. Les participants doivent aussi faire le point sur les progrès accomplis, la répartition des rôles et d’éventuels engagements financiers.
L’OOAS sera représentée par le Dr Virgil K. Lokossou, directeur des Services de santé, qui portera les priorités des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et plaidera pour une appropriation régionale du projet. L’organisation a piloté le groupe de travail régional chargé de prévoir la demande, dont les conclusions doivent nourrir l’argumentaire d’investissement.
Le 8 septembre 2025, onze pays d’Afrique de l’Ouest s’étaient déjà retrouvés à Abidjan, en table ronde ministérielle, à l’initiative de l’OOAS et des gouvernements ivoirien et nigérian. Le communiqué final y soutenait le candidat d’IAVI comme initiative pilote régionale et entérinait l’engagement de mobiliser des ressources nationales, régionales et internationales.
La période de pointe de la maladie court habituellement de novembre à mai au Nigeria, a rappelé le Dr Jide Idris, directeur général du NCDC, lors d’un point de presse cette année.
