La mise en place de recours accessibles aux communautés constitue un levier essentiel de transparence et de protection dans l’exécution des projets de développement. Le projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+ Togo) consacre cette exigence à travers un atelier organisé à Dapaong, axé sur l’opérationnalisation du mécanisme de gestion des plaintes dans la région des Savanes.
La démarche vise à structurer le traitement des réclamations, à préciser les responsabilités des acteurs locaux et à améliorer la prise en compte des préoccupations des populations. Elle accorde une attention particulière à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et à la participation des organisations féminines. Le Réseau des Femmes et Développement (REFED), représenté au sein du comité régional des Savanes, prend part à cette dynamique.
Le mécanisme de gestion des plaintes doit permettre aux bénéficiaires et aux autres parties prenantes de signaler les difficultés rencontrées dans le cadre des activités du projet et d’obtenir des réponses adaptées. Son déploiement aux niveaux régional, préfectoral, communal et cantonal vise à rapprocher les dispositifs de recours des communautés et à faciliter le suivi des réclamations. Les autorités administratives, les collectivités territoriales, les services techniques et les représentants communautaires sont appelés à contribuer à son fonctionnement.
L’atelier prévoit des sessions consacrées aux objectifs du SWEDD+, à ses bénéficiaires et aux résultats attendus, ainsi qu’aux procédures de réception, d’enregistrement et de traitement des plaintes. Les participants doivent également approfondir les critères de sélection des membres des comités, leurs attributions et les compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions. Des exercices pratiques sont prévus pour renforcer leur maîtrise des outils de gestion.
L’installation officielle des comités locaux et la mise à leur disposition des outils nécessaires figurent parmi les étapes annoncées. Leur capacité à traiter les réclamations avec rigueur, confidentialité et diligence sera déterminante pour assurer l’accessibilité du mécanisme, en particulier aux femmes et aux personnes exposées aux violences basées sur le genre.
