Présent à la Foire du livre de Francfort 2026, l’écrivain togolais Ayi Renaud Dossavi-Alipoeh a plaidé pour une littérature qui rapproche les peuples. Premier président du Comité des jeunes écrivains de PEN International, il œuvre à renforcer les échanges entre les jeunes auteurs à travers le monde.
La littérature togolaise s’est invitée au débat international à la Foire du livre de Francfort, en Allemagne. Le 8 octobre 2026, Ayi Renaud Dossavi-Alipoeh a participé à la rencontre « What’s their take? Young Voices from Around the World », organisée sur la Global Stage, dans le cadre du lancement du Young Voices Network.

Écrivain, poète et journaliste économique, il est secrétaire général de PEN Togo et premier président du Comité des jeunes écrivains de PEN International. Cette instance, officiellement créée en 2025, rassemble des représentants de 64 pays, selon les chiffres présentés lors de son intervention.
À Francfort, le Togolais a souligné le pouvoir de la littérature comme espace d’ouverture et de dialogue. « Grâce aux livres, à la lecture et à l’écriture, j’ai eu la possibilité de dépasser les frontières de mon pays, les limites de ma géographie et même celles de mon époque », a-t-il déclaré.
Le Comité des jeunes écrivains de PEN International ambitionne de multiplier les possibilités de rencontre, de collaboration et de visibilité pour les nouvelles générations d’auteurs. Son objectif est de favoriser les échanges au-delà des frontières et des différences culturelles ou identitaires.

Biologiste de formation, Ayi Renaud Dossavi conjugue écriture et journalisme économique. Son recueil Chants de sable a remporté le prix littéraire France-Togo en 2018, puis le prix littéraire Komlan Messan Nubukpe en 2021. Il avait également remporté, en 2018, le premier prix du concours « L’Afrique de mes rêves », organisé par la Banque africaine de développement.
Au-delà de son parcours, sa participation à Francfort met en lumière les enjeux de visibilité et de diffusion des œuvres africaines dans les réseaux internationaux de l’édition.
Son message se résume à un appel à la coopération et à la liberté de création : « Continuer à construire des ponts, particulièrement à une époque où les gens construisent des murs. »
