Les perturbations de la fourniture d’électricité sont liées à la maintenance du gazoduc qui alimente les centrales thermiques, selon Ilagou AYEVA, directeur général de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET). Invité du journal télévisé « Le 20H » de la Télévision Togolaise, mardi 20 octobre, il prévoit la fin des travaux d’ici à la fin du mois, tout en reconnaissant les difficultés à établir un calendrier précis des coupures.
« Cette situation est strictement conjoncturelle, liée à la maintenance du gazoduc qui alimente nos centrales en gaz », a expliqué Ilagou AYEVA. Initialement souhaitées en juin et juillet, pendant une période de températures plus clémentes, les opérations ont été reportées, les prestataires n’ayant pas pu réunir à temps les conditions matérielles nécessaires à leur réalisation. La maintenance du réseau de la West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) prive temporairement les centrales thermiques togolaises de leur approvisionnement habituel en gaz naturel.
Pour limiter les conséquences sur la distribution, la CEET a choisi de faire fonctionner ses centrales avec des combustibles liquides. Une solution plus onéreuse et moins efficace, selon son directeur général, mais qui permet de maintenir une partie de la production disponible. « Les autorités nous ont instruit de faire tourner nos centrales aux combustibles qui s’avèrent plus coûteux, moins efficaces, pour justement alléger la peine des Togolais », a-t-il précisé.
Le directeur général a par ailleurs écarté l’hypothèse d’une dette de la compagnie comme cause des délestages actuels. Il a plutôt insisté sur les contraintes techniques liées à l’entretien des installations, indispensable au fonctionnement des équipements. La substitution des combustibles ne suffit toutefois pas à prévenir toutes les interruptions de service.
L’absence d’un calendrier prévisionnel détaillé des coupures constitue l’une des principales difficultés pour les usagers. Ilagou AYEVA a reconnu que la CEET regrettait de ne pouvoir fournir une programmation précise. « Nous vivons une situation de crise sous-régionale, et la situation évolue heure par heure », a-t-il déclaré, en soulignant que la compagnie adapte continuellement son dispositif pour réduire les effets de la pénurie.
Concernant la durée des perturbations, le directeur général a annoncé une échéance située à la fin du mois d’octobre. « Aujourd’hui, je puis vous assurer que cette maintenance devrait prendre fin d’ici la fin de ce mois, selon le calendrier prévu », a-t-il affirmé. Il a ajouté que le gouvernement avait demandé la mise en place d’un dispositif de suivi des travaux afin d’en contrôler l’avancement. Cette échéance demeure prévisionnelle et ne garantit pas, à elle seule, un rétablissement immédiat et uniforme de la fourniture d’électricité dans toutes les localités.
