Depuis février 2024, les commerçantes de Tsévié disposent d’un marché moderne conçu pour mieux organiser leurs activités. Sur un site de 10 hectares, les espaces de vente et les équipements collectifs offrent un cadre de travail plus structuré aux femmes dont le commerce fait vivre une part importante de l’économie locale.
L’ancien marché ne répondait plus aux besoins des vendeurs et des acheteurs. Le nouveau complexe a été aménagé pour accueillir différentes activités commerciales, des produits vivriers aux vêtements, en passant par les denrées alimentaires et les articles du quotidien. Sa capacité annoncée atteint 4 409 places pour les boutiques et les hangars.
Le complexe réunit 142 boutiques, 34 kiosques, 21 hangars et 10 magasins. Une boucherie, une infirmerie, un poste de police, un bureau destiné aux sapeurs-pompiers et des installations sanitaires complètent les espaces marchands. Pour les vendeuses, cette organisation permet de disposer d’emplacements identifiés et de services collectifs sur un même site, dans un environnement conçu pour accueillir les activités commerciales.
Le transfert vers ces nouveaux espaces n’a toutefois pas été sans contraintes. Lors de la mise en service du marché, en février 2024, certaines commerçantes interrogées par l’Agence togolaise de presse évoquaient la fatigue et le temps consacrés au déménagement. D’autres avaient accepté de rejoindre le nouveau site, selon les autorités communales. Ces témoignages rappellent que le changement d’infrastructure suppose aussi une adaptation des habitudes de travail.
L’amélioration des locaux ne suffit pas, à elle seule, à garantir une hausse des revenus ou une plus grande autonomie financière. Pour les commerçantes, les résultats dépendent aussi de la fréquentation, du niveau des ventes, du coût des marchandises et de la régularité des approvisionnements. La disponibilité d’un emplacement adapté constitue un atout matériel, mais ses effets économiques doivent être appréciés à partir de l’évolution réelle de leurs activités.
Le marché fait partie d’un ensemble d’équipements publics inaugurés à Tsévié le 15 février 2024. La Maison des jeunes et de la femme, implantée sur un site distinct, comprend un espace dédié aux femmes, une médiathèque, un espace de travail partagé et un auditorium. Le coût global des deux ouvrages s’élève à 1 022 357 136 francs CFA, avec une contribution de la coopération allemande par l’intermédiaire de la banque de développement KfW et des financements togolais.
