L’Union Musulmane du Togo (UMT) a prononcé des sanctions disciplinaires pour apaiser les tensions au sein de la communauté musulmane de Kpalimé. L’Imam Malam Salifou Moussa a été radié définitivement du corps des Imams. La Mosquée centrale de Kpalimé a été fermée provisoirement pour permettre un règlement pacifique du conflit. Ces décisions visent à préserver la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Le président national de l’UMT, le Sénateur Ibrahima Inoussa, a signé une correspondance officielle prononçant la radiation définitive de l’Imam Malam Salifou Moussa. L’instance religieuse motive cette sanction par des actes de défiance caractérisés et des récidives répétées. L’ancien dignitaire est officiellement exclu du corps des Imams du Togo de manière irrévocable.
La fermeture provisoire de la Mosquée centrale de Kpalimé a été ordonnée en accord avec le préfet de Kloto. Les forces de sécurité ont assuré la mise en œuvre de cette mesure. Cette suspension temporaire des activités cultuelles dans le lieu permet de geler les hostilités et d’ouvrir la voie à un dialogue constructif entre les différentes parties.
L’UMT a organisé le 20 mai 2026 une réunion de sensibilisation nationale à la Maison du Hadj. L’Imam Ali Sossah a dirigé cette session en présence des Imams de la Préfecture du Golfe. Les leaders religieux ont insisté sur les risques d’extrémisme violent. Ils ont rappelé la nécessité de respecter les institutions républicaines et le vivre-ensemble dans un État laïc.
Les tensions à Kpalimé ont connu une escalade récente. Une agression physique s’est produite au sein même de la Mosquée centrale. Cet incident a exacerbé les divisions entre les fidèles de différents groupes. Les autorités locales craignaient des représailles à grande échelle.
L’Imam Malam Salifou Moussa avait déjà fait l’objet de deux suspensions successives en 2021 et 2022. L’UMT lui reproche d’avoir entretenu des troubles ayant profondément divisé les fidèles de Kpalimé. Les sanctions répétées n’avaient pas permis de résoudre durablement la situation.
La démarche de l’UMT traduit une volonté de protéger l’unité de la communauté musulmane togolaise. Les mesures disciplinaires permettent d’affirmer l’autorité des institutions religieuses face aux comportements qui menacent la paix civile. La fermeture provisoire du lieu de culte offre un temps de réflexion nécessaire pour trouver des solutions durables.
La sensibilisation nationale organisée à Lomé élargit la portée de cette gestion de crise. Les Imams de différentes préfectures ont été mobilisés pour porter un message de tolérance et de respect mutuel. Cette approche préventive vise à éviter que des tensions similaires n’émergent dans d’autres localités.
Les autorités religieuses collaborent avec les autorités administratives pour garantir la sécurité de tous les citoyens. Cette coordination entre l’UMT et la préfecture de Kloto démontre la capacité des institutions à travailler ensemble face aux défis communautaires.
