Le gouvernement ouvre largement ses portes pour mobiliser les citoyens dans la lutte contre la déforestation. Une note circulaire du Ministre de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement climatique, professeur Komla Dodzi Kokoroko, annonce que tout particulier ou entreprise peut désormais se procurer gratuitement des plants forestiers. Cette simplification administratif transforme le reboisement en projet accessible à tous.
Jusqu’à présent, les initiatives de reboisement restaient largement cantonnées aux programmes gouvernementaux ou aux organisations environnementales. Les citoyens ordinaires rencontraient des obstacles pour participer activement. Le coût des plants constituait une barrière première. L’absence d’orientation technique décourangeait les moins expérimentés. Cette nouvelle approche élimine ces freins.
Les demandeurs n’ont qu’à se rapprocher simplement de la Direction Préfectorale de l’Environnement la plus proche. Ils expliquent leurs intentions de reboisement. L’administration évalue les quantités disponibles et adapte l’allocation aux besoins. Un encadrement technique gratuit accompagne la distribution des plants. Cette proximité administrative facilite la démarche pour chaque citoyen.
L’ambition gouvernementale demeure impressionnante. Le pays vise à planter un milliard d’arbres pour porter la couverture forestière à 26 % d’ici 2030. Cet objectif requiert une mobilisation massive dépassant les capacités gouvernementales seules. L’implication citoyenne devient donc indispensable pour atteindre le but fixé.
L’accès gratuit aux plants supprime l’argument financier qui retenait beaucoup de candidats. Un entrepreneur sans budget spécifique peut quand même mener un projet de reboisement. Une école peut transformer sa cour en petit verger communal. Une association locale peut restaurer une zone dégradée. Ces initiatives prolifèrent dans les zones urbaines et périurbaines.
L’encadrement technique gratuit multiplie les chances de succès. Les plants survivent mieux quand ils sont installés correctement. Les citoyen apprennent les meilleures pratiques d’entretien. Ces connaissances essaimées créent progressivement une culture du reboisement réfléchi plutôt qu’improvisé.
