La Cour constitutionnelle a lancé lundi 7 septembre à Sokodé la deuxième édition de ses « Entretiens de la Cour constitutionnelle », une tournée destinée à renforcer les échanges entre l’institution et les groupes socio-professionnels dans les différentes régions du pays.
Après une première édition menée en 2025 à Dapaong et à Kara, la Cour reprend le chemin des régions. Le premier rendez-vous de cette nouvelle campagne s’est tenu dans la préfecture de Tchaoudjo, où les participants ont été sensibilisés au fonctionnement de la juridiction constitutionnelle, à ses compétences et aux moyens de la saisir.
La rencontre a notamment permis de présenter les différents recours susceptibles d’être introduits devant la Cour. Les échanges ont aussi porté sur l’utilisation de la Constitution dans la défense des droits et libertés. Une approche qui vise à rendre les mécanismes de la justice constitutionnelle plus accessibles aux citoyens éloignés des institutions nationales.
Le président de la Cour constitutionnelle, Professeur Djobo-Babakane Coulibaley, a rappelé les missions de l’institution et les principales étapes de sa création. Il a également expliqué la place de la Cour dans l’architecture de l’État, en insistant sur sa fonction de contrôle des normes constitutionnelles. « La Cour juge les lois et non les personnes », a-t-il notamment souligné.
Créée en 1997, la Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction en matière constitutionnelle et électorale. Elle contrôle la conformité des lois à la Constitution, veille à la régularité des référendums et des élections législatives et sénatoriales, puis proclame les résultats définitifs. Elle intervient aussi dans la protection des droits fondamentaux et des libertés publiques ainsi que dans le règlement de certains conflits entre institutions.
À Sokodé, les communications ont été suivies de questions et de débats avec les participants. Le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, qui assume les fonctions de gouverneur de la région, a salué cette démarche. Il a plaidé pour une organisation périodique de ces rencontres afin de renforcer la culture juridique citoyenne et de rapprocher davantage la Constitution des populations.
La deuxième édition des « Entretiens de la Cour constitutionnelle » se poursuit avec deux autres rendez-vous. La délégation est attendue à Atakpamé le 9 septembre, puis à Tsévié le 11 septembre. À l’issue de cette tournée, la Cour aura poursuivi le travail engagé lors de la première édition pour mieux faire connaître son rôle, ses attributions et les voies de recours ouvertes aux citoyens.
