La paix ne se résume pas à l’absence de conflit. Elle se construit dans le dialogue, le respect des différences, la justice sociale et les relations quotidiennes. C’est l’idée centrale du message livré lundi 21 septembre 2026 par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Me Pacome Adjourouvi, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.
En relayant le message du gouvernement, le ministre a placé la responsabilité individuelle au cœur de la préservation de la concorde nationale. Il a invité chaque citoyen à devenir, dans son environnement, un « artisan de paix », en privilégiant le dialogue au sein des familles, des communautés, des établissements scolaires et des lieux de travail.
Cette conception de la paix reprend une déclaration attribuée au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, selon laquelle « la paix ne signifie pas l’absence de guerre » et « la paix durable se construit dans le dialogue ». La préservation de la concorde repose ainsi sur une démarche continue qui associe citoyens et institutions.
Le ministre a également insisté sur la portée des comportements et des paroles dans l’espace public. Il a appelé à rejeter les discours de haine, la dénonciation calomnieuse, la diffamation, les rumeurs et les provocations, notamment sur les réseaux sociaux. Les échanges numériques sont ainsi intégrés à la réflexion sur la cohésion sociale, alors que les contenus diffusés peuvent affecter la confiance entre citoyens.
La paix est également associée à la justice et au respect de la dignité humaine. Le gouvernement cite l’accès équitable aux services publics, à l’éducation, à la santé et à l’emploi parmi les conditions susceptibles de renforcer la cohésion sociale. Dans cette perspective, la paix se rattache aussi aux conditions dans lesquelles les citoyens exercent leurs droits et participent à la vie collective.
Me Pacome Adjourouvi a par ailleurs rappelé une déclaration de Faure Essozimna Gnassingbé prononcée devant les représentants du peuple réunis en Congrès le 2 décembre 2025. Le Président du Conseil y avait articulé son action autour de trois orientations, « protéger, rassembler et transformer ».
Cette référence prolonge l’appel adressé aux citoyens à préserver la cohésion nationale par leurs actes quotidiens. Le gouvernement les encourage à faire des différences une richesse collective, à privilégier le respect mutuel et à refuser les logiques de division.
La Journée internationale de la paix est célébrée chaque 21 septembre sous l’égide des Nations unies. Pour 2026, elle porte sur le thème « Investir dans la paix, pour toutes et tous, partout, chaque jour ». La journée est consacrée à la promotion de la paix et de la non-violence, avec un accent placé sur la responsabilité collective dans sa préservation.
Dans son adresse, Me Pacome Adjourouvi a ainsi appelé à inscrire la recherche de la paix dans les pratiques ordinaires, des relations familiales aux échanges dans l’espace public. Dialogue, justice, respect mutuel et responsabilité individuelle constituent les principaux axes mis en avant pour consolider la concorde nationale.
