La découverte des métiers de l’artisanat ouvre de nouvelles perspectives aux jeunes femmes engagées dans le parcours de formation de l’École de la Chance. Entre apprentissage technique, créativité et découverte de compétences insoupçonnées, les premières expériences en atelier donnent un aperçu de leurs ambitions professionnelles.
KPOFOR Amiga Marie-Reine apprend le tressage avec l’envie de développer sa propre signature. Au-delà de la maîtrise des techniques, elle souhaite imaginer des coiffures originales et proposer des styles qui se distinguent des modèles habituels. Son apprentissage nourrit déjà une ambition précise, celle de transformer un savoir-faire artisanal en capacité de création.

AGBLEYIM Abigail Flora, elle, découvre l’étendue des possibilités offertes par sa formation. La conception capillaire, le dessin de portraits et la réalisation de modèles personnalisés élargissent sa perception du métier. Cette diversité lui fait entrevoir des domaines de pratique qu’elle ne soupçonnait pas nécessairement avant son entrée en atelier.
Ces témoignages donnent un aperçu des premiers contacts entre les bénéficiaires et les métiers auxquels elles se préparent. La formation repose sur l’apprentissage de gestes professionnels auprès de maîtres et maîtresses-artisans, avec l’objectif de développer des compétences mobilisables dans une activité professionnelle.
La qualité de cet encadrement fait partie du dispositif. Les 3 et 4 août 2026, des maîtres et maîtresses-artisans sélectionnés ont participé à une session de renforcement de leurs capacités pédagogiques et professionnelles au Village du Bénin, à l’Université de Lomé. Les échanges ont porté sur la transmission des savoir-faire, le suivi des apprentissages et l’accompagnement des jeunes en formation.

Portée par le gouvernement togolais dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), l’École de la Chance propose un apprentissage gratuit de trois à six mois. La phase pilote concerne 1 500 jeunes filles vulnérables ou non scolarisées dans le District autonome du Grand Lomé, avec un financement de la Banque mondiale et un appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Le programme prévoit un accompagnement destiné à faciliter l’insertion professionnelle des bénéficiaires, que ce soit par l’accès à un emploi ou par la création d’une activité indépendante. Pour ces apprenties, les premiers gestes acquis en atelier constituent le début d’un parcours dont la suite dépendra de leur capacité à consolider leurs compétences et à les mettre en pratique.
