Au Togo, la lutte contre les maladies endémiques est plus qu’un impératif sanitaire, c’est un engagement quotidien. Paludisme, tuberculose, VIH/Sida ou encore maladies tropicales négligées (MTN), ces pathologies, parfois silencieuses, affectent durablement la vie de milliers de citoyens. Mais les autorités sanitaires multiplient les efforts pour inverser la tendance.
Le paludisme, première cause de morbidité dans le pays, reste un défi majeur. Il représentait 8,9 % des hospitalisations chez les enfants de moins de cinq ans en 2021. Face à ce fléau, la stratégie repose sur la prévention, le traitement précoce et un dépistage accru, notamment dans les zones à forte incidence.
Autre pilier de cette lutte : la tuberculose. Bien que chronique et contagieuse, elle recule au Togo. En 2021, 2 418 cas ont été enregistrés, contre une incidence de 41 cas pour 100 000 habitants en 2017, tombée à 33 quatre ans plus tard. Une baisse notable, attribuée à la sensibilisation et à un meilleur accès au traitement.
Le pays s’illustre aussi dans la lutte contre le VIH/Sida. Sa prévalence est passée de 2,5 % en 2014 à 1,7 % en 2022. Cependant, des disparités régionales persistent . Le Grand Lomé affiche une prévalence de 3,4 %, contre 0,3 % dans les Savanes. Les femmes demeurent les plus exposées.
Enfin, le Togo a réalisé des prouesses saluées par l’OMS : en 2022, il est devenu le premier pays à éliminer quatre MTN. Une victoire qui encourage les autorités à viser plus haut : éradiquer quatre autres maladies d’ici 2030. Un pari ambitieux, mais à la portée d’un pays déterminé.
Othniel
