Prenant part au 39è Sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba en Ethiopie, le Sénateur togolais, Président du Parti Démocratique Panafricain (PDP), il a profité pour vulgariser son idéologie dénommée Africratie. Une idéologie qui se veut nouvelle et réinvite l’Afrique à se développer autrement.

Ci-dessous l’intégralité de son idéologie :
À l’occasion du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, j’ai eu l’honneur de participer au panel consacré à l’accélération de la Décennie de l’Education et du Développement des compétences (2025-2034).
Ce cadre d’échanges stratégiques, tenu au siège de la Commission à Addis-Abeba, marque une étape décisive pour repenser l’avenir de éducation de notre cher continent.
L’éducation au cœur de l’africratie
Dans la vision de l’africratie, l’éducation n’est pas un simple secteur public : elle est le socle de la souveraineté, de la prospérité et de la dignité africaine. Une Afrique politiquement affirmée ne peut exister sans une Afrique intellectuellement indépendante.

Notre approche repose sur cinq points essentiels:
1. Souveraineté curriculaire : intégrer l’histoire africaine, les langues nationales, les savoirs endogènes et les enjeux contemporains du continent dans les programmes.
2. Formation orientée vers les compétences : faire converger l’université et la formation professionnelle vers les besoins réels des économies africaines (agriculture modernisée, transformation industrielle, numérique, énergies).
3. Excellence et méritocratie : promouvoir des pôles universitaires d’excellence régionaux capables de rivaliser à l’échelle mondiale.
4. Partenariat État-secteur privé : lier formation et employabilité à travers des incubateurs, des stages obligatoires et un financement structuré des jeunes talents.5. Mobilité académique africaine : faciliter la circulation des étudiants et enseignants sur le continent pour renforcer l’intégration et l’unité africaine.

De la vision à l’action
L’africratie défend une éducation qui forme des citoyens conscients, compétents et engagés. Il ne s’agit plus seulement d’augmenter les taux de scolarisation, mais de bâtir une génération capable de transformer localement nos matières premières, d’innover et de gouverner avec éthique.
Je ressors de ce panel avec une conviction renforcée : la Décennie de l’éducation (2025-2034) doit être celle du passage des déclarations aux réalisations concrètes. L’Afrique dispose de la jeunesse la plus dynamique du monde ; à nous de lui offrir les outils, la confiance et le cadre institutionnel adaptés.
Fier de notre conviction d’une africratie éducative, ambitieuse et pragmatique, je demeure convaincu que l’avenir du continent se construit d’abord dans ses écoles, ses universités et ses centres de formation.
L’éducation est notre première souveraineté.
Senateur Innocent KAGBARA
