Le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique a ouvert ce lundi 23 février 2026 des ateliers de sensibilisation et de formation sur la propriété intellectuelle. Ces travaux intègrent également un volet consacré à la lutte contre la contrefaçon.
L’Institut national de la propriété intellectuelle du Togo organise ce programme sous l’égide du ministère. L’événement bénéficie de la collaboration de l’Association internationale des marques et de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Les sessions réunissent les forces de défense et de sécurité, les opérateurs économiques, les universités, les centres de recherche et les partenaires internationaux.

Le ministre a rappelé dans son allocution les enjeux contemporains de la compétition économique mondiale. « Au 21e siècle, la compétition mondiale ne se joue plus uniquement sur les ressources naturelles, mais sur la connaissance, la technologie et l’innovation », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture à Lomé.
Les actifs immatériels représentent désormais une part importante de la valeur des entreprises dans les économies avancées. Cette réalité modifie les stratégies de développement économique et impose une attention particulière à la protection de ces actifs.
La contrefaçon constitue une menace aux multiples dimensions. Elle engendre des pertes économiques pour les entreprises légitimes et porte atteinte à la santé publique lorsqu’elle touche des produits sensibles. Elle alimente également des circuits illicites qui échappent au contrôle des autorités.

Face à ces risques, le ministre a insisté sur la nécessité d’une approche globale. La réponse doit être collective, coordonnée et opérationnelle pour produire des résultats concrets. Cette vision justifie la diversité des acteurs réunis lors de ces ateliers.
Le gouvernement affiche une ambition claire pour le développement économique du pays. Il souhaite bâtir une économie compétitive, innovante et souveraine. Cette construction repose sur une protection effective des créations et des investissements réalisés sur le territoire national.
Les ateliers permettront aux participants d’acquérir les connaissances nécessaires à la compréhension des enjeux de la propriété intellectuelle. Ils fourniront également des outils pratiques pour identifier et combattre la contrefaçon dans leurs domaines respectifs.
La participation des forces de défense et de sécurité traduit la volonté d’impliquer les services chargés du contrôle aux frontières et sur le territoire. Leur formation devrait renforcer la capacité du pays à détecter et à saisir les produits contrefaits avant leur mise sur le marché.
Les opérateurs économiques pourront quant à eux mieux saisir les mécanismes de protection de leurs marques, brevets et autres droits de propriété intellectuelle. Cette connaissance leur permettra de défendre plus efficacement leurs intérêts commerciaux.
La présence des universités et des centres de recherche souligne l’importance accordée à l’innovation et à la valorisation de la recherche. Ces institutions produisent des connaissances et des technologies qui nécessitent une protection adéquate pour générer de la valeur économique.
La collaboration avec l’Association internationale des marques et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle apporte une dimension internationale à ces ateliers. Ces partenariats facilitent l’alignement des pratiques togolaises sur les standards internationaux en matière de propriété intellectuelle.
