Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko se présentera ce mardi 24 février 2026 à 10 heures devant l’Assemblée nationale pour une séance de questions d’actualité. Le chef du gouvernement a invité les Sénégalais à suivre cet événement qu’il décrit comme « un moment d’échanges et de vérité, dans la pure tradition de PASTEF ».
Cette séance constitue la deuxième du genre au cours de la présente session ordinaire unique. Elle illustre le respect des dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, notamment son article 104 qui encadre ces moments de contrôle parlementaire.
Ousmane Sonko serait le seul Premier ministre du Sénégal à respecter scrupuleusement cette disposition réglementaire. Cette régularité dans l’exercice marque une volonté de renforcer la transparence et le dialogue institutionnel avec la représentation nationale.
Le député Abdou Mbow, membre de la coalition Takku Wallu Sénégal, a confirmé la présence de l’opposition parlementaire lors de cette rencontre. « On y sera In Sha Allah », a déclaré le parlementaire contacté par la rédaction de Senegal7.
Plusieurs sujets sensibles devraient être abordés lors de cette séance. Les députés pourraient interroger le Premier ministre sur le scandale lié à l’homosexualité qui secoue actuellement le pays. La crise universitaire figure également parmi les thèmes susceptibles d’être évoqués.
La situation des 18 Sénégalais détenus au Maroc pourrait aussi faire l’objet de questions de la part des parlementaires. Ce dossier suscite des interrogations sur les démarches entreprises par le gouvernement pour résoudre cette affaire.
Cette démarche traduit l’engagement du gouvernement en faveur du contrôle parlementaire. Elle s’inscrit dans un esprit conforme aux exigences de l’État de droit et de la redevabilité des institutions face à la représentation nationale.
La séance sera l’occasion pour les députés de toutes tendances d’interpeller directement le chef du gouvernement sur les questions qui préoccupent les citoyens. Le format de questions d’actualité permet des échanges directs et spontanés entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
L’invitation lancée par Ousmane Sonko aux Sénégalais à suivre cette séance témoigne d’une volonté d’associer les citoyens au débat public. Cette transparence vise à renforcer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés dans un contexte politique qui reste tendu.
