Un programme de renforcement des capacités en coopération décentralisée a été lancé lundi à Kara. Cette initiative vise à doter vingt communes togolaises des outils nécessaires pour nouer des partenariats avec des collectivités étrangères. Les localités bénéficiaires ne disposent actuellement d’aucune relation institutionnelle à l’échelle internationale.
L’ambassade de France finance ce projet dont l’exécution revient à la Faîtière des communes du Togo. La durée du programme s’étend sur dix-huit mois. Les élus et les cadres administratifs locaux recevront des formations pour accroître la visibilité de leurs territoires. Cette montée en compétences permettra d’établir des relations durables avec des collectivités françaises, européennes et africaines.
Le dispositif met l’accent sur la formation technique des bénéficiaires. Les sessions porteront sur le marketing institutionnel qui valorise les atouts locaux. Les modules de leadership renforceront les capacités de négociation des élus. Les stratégies de communication enseigneront comment présenter efficacement les projets de développement.
Les maires et les secrétaires généraux apprendront également à identifier les réseaux porteurs de coopération. L’élaboration de feuilles de route adaptées aux spécificités de chaque zone constituera un autre volet de la formation. Ces outils méthodologiques faciliteront la prospection de partenaires potentiels.
Tchodiè Essozola, secrétaire général de la préfecture de la Kozah, a souligné l’importance de cette démarche. Il considère la coopération décentralisée comme un levier stratégique pour partager des expertises et mobiliser des financements extérieurs. Les communes pourront générer des ressources directes pour améliorer le bien-être des populations en valorisant mieux leurs atouts.
Les localités bénéficiaires se répartissent sur l’ensemble du territoire national. La région des Savanes compte parmi ses participantes les communes de Cinkassé 1, Tône 3, Kéran 3 et Oti-sud 1. Ces collectivités frontalières cherchent à développer leurs infrastructures et leurs services de base.
La région de la Kara voit quatre de ses communes intégrées au programme. Binah 2, Bassar 3, Doufelgou 1 et Kozah accèdent à cette formation. Ces entités pourront valoriser leur potentiel agricole et touristique auprès de partenaires externes.
La région Centrale bénéficie de la participation de Blitta 3, Mô 2 et Tchamba 3. Ces communes agricoles disposeront d’arguments pour attirer des investissements dans la transformation des produits locaux. Les échanges d’expériences avec des collectivités similaires enrichiront leurs pratiques.
Les Plateaux comptent cinq communes dans ce dispositif. Anié 1, Haho 4, Amou 3, Est-Mono 3 et Kloto 3 profiteront de cette opportunité. Cette région diversifiée peut présenter des projets variés allant du tourisme de montagne à l’agriculture de rente.
La région Maritime voit cinq de ses collectivités participer au programme. Golfe 3, Agoé-Nyivé 1, Bas-Mono 1, Lacs 4 et Zio 4 renforceront leurs capacités. La proximité de Lomé offre à ces communes des atouts logistiques à valoriser auprès de partenaires potentiels.
Ce projet représente une opportunité pour ces entités de sortir de l’isolement institutionnel. Les communes sans partenariat étranger peinent souvent à accéder aux financements innovants. Les échanges internationaux apportent également des expertises techniques qui accélèrent le développement local.
La coopération décentralisée permet aux collectivités de bénéficier de l’expérience de leurs homologues étrangères. Les jumelages facilitent les transferts de compétences dans des domaines comme la gestion des déchets, l’urbanisme ou les services sociaux. Ces collaborations créent également des opportunités économiques pour les acteurs locaux.
Les formations dispensées aideront les communes à identifier leurs forces et leurs besoins spécifiques. Cette analyse préalable oriente le choix des partenaires potentiels vers des collectivités aux profils complémentaires. Un jumelage réussi repose sur des intérêts mutuels clairement établis.
Les participants apprendront à construire des dossiers convaincants pour séduire des partenaires. La présentation des projets doit démontrer leur viabilité et leur impact sur les populations. Les collectivités étrangères recherchent des partenariats dans lesquels leurs contributions produisent des résultats mesurables.
La Faîtière des communes du Togo apporte son expertise dans l’accompagnement des collectivités locales. Cette structure fédère les communes togolaises et défend leurs intérêts auprès des instances nationales et internationales. Son rôle dans l’exécution du programme garantit une bonne appropriation par les bénéficiaires.
L’ambassade de France soutient depuis plusieurs années la décentralisation au Togo. Ce financement s’inscrit dans une coopération plus large visant à renforcer la gouvernance locale. Les collectivités françaises manifestent un intérêt croissant pour des partenariats avec leurs homologues africaines.
Les participants à ce programme deviendront des ambassadeurs de leurs territoires. Leur capacité à communiquer efficacement sur les potentialités locales déterminera le succès de leurs démarches. Les réseaux qu’ils tisseront durant la formation ouvriront également des portes vers de nouvelles opportunités.
