Lomé va abriter en avril, en principe le 19, une « initiative pour le Sahel » selon des informations révélées par le journaliste Serge Daniel sur les réseaux sociaux ce samedi 8 mars 2026. Cette rencontre s’inscrit dans l’ambition du gouvernement togolais de mettre en œuvre la nécessité de collaborer avec les États du Sahel dirigés par des militaires.
Serge Daniel, journaliste reconnu pour sa couverture des questions sahéliennes, a publié cette information sur son compte X. Selon lui, le gouvernement togolais souhaite engager une collaboration avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays sont actuellement dirigés par des régimes militaires issus de coups d’État survenus entre 2020 et 2023.
Cette initiative intervient dans un contexte géopolitique particulier dans la sous-région. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en janvier 2024. Ces trois pays ont formé l’Alliance des États du Sahel, une nouvelle organisation qui vise à renforcer leur coopération en matière de sécurité et de développement.
Le Togo cherche visiblement à maintenir le dialogue avec ces États malgré les tensions qui marquent actuellement les relations entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel. Cette démarche s’inscrit dans la tradition diplomatique togolaise qui privilégie le dialogue et la médiation dans les crises régionales.
La date du 19 avril n’a pas encore été confirmée officiellement par les autorités togolaises. L’expression « en principe » utilisée par le journaliste suggère que cette date reste provisoire et pourrait être ajustée en fonction des contraintes des différents participants.
Les contours précis de cette « initiative pour le Sahel » n’ont pas été détaillés à ce stade. Les objectifs, les participants et le format de cette rencontre devraient être précisés dans les semaines à venir par les organisateurs.
Le Togo a acquis une expérience en matière de médiation et de facilitation du dialogue dans la sous-région ouest-africaine. Le pays a accueilli plusieurs sommets et rencontres destinés à résoudre des crises politiques et sécuritaires dans les pays voisins.
La question sécuritaire au Sahel constitue une préoccupation pour l’ensemble de la région. Les groupes terroristes opèrent dans cette zone et représentent une menace qui ne connaît pas de frontières. La coopération entre les États apparaît nécessaire pour faire face à ce défi commun.
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face à une insurrection djihadiste qui dure depuis plus d’une décennie. Les régimes militaires au pouvoir dans ces trois pays justifient leur prise du pouvoir par la nécessité de mieux combattre le terrorisme.
Les relations entre ces trois États et la CEDEAO se sont tendues après les coups d’État et le refus des juntes de respecter les calendriers de transition démocratique fixés par l’organisation régionale. Leur retrait de la CEDEAO a créé une nouvelle configuration géopolitique dans la région.
Le Togo pourrait jouer un rôle de pont entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel. Cette position permettrait de maintenir les canaux de dialogue ouverts malgré les divergences politiques entre les deux ensembles.
Les autorités togolaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur cette initiative. Une annonce formelle devrait intervenir dans les prochains jours pour confirmer la tenue de cette rencontre et en préciser les modalités.
La réaction des autres États membres de la CEDEAO à cette initiative togolaise reste à observer. Certains pays pourraient y voir une opportunité de renouer le dialogue avec les trois États sahéliens, tandis que d’autres pourraient manifester des réserves.
Cette « initiative pour le Sahel » pourrait aborder plusieurs thématiques au-delà de la seule question sécuritaire. Les échanges commerciaux, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que les questions économiques pourraient figurer à l’ordre du jour.
Le choix de Lomé comme lieu de cette rencontre témoigne de la confiance accordée au Togo par les différentes parties. La capitale togolaise dispose des infrastructures nécessaires pour accueillir ce type d’événement diplomatique de haut niveau.
