Le Représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel a effectué une visite de courtoisie à Abuja vendredi 6 mars 2026. Son Excellence Dr. Mamadou Tangara, également chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), s’est entretenu avec le président de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr Omar Alieu Touray.
Cette rencontre s’est tenue au siège de la Commission situé à Asokoro dans la capitale nigériane. Dr Tangara était accompagné du Haut-Commissaire de la Gambie auprès de la CEDEAO et du Nigeria. Cette délégation diplomatique souligne l’importance accordée à cet échange institutionnel.
La visite visait à renforcer la coopération et l’unité entre les États membres africains et leurs partenaires. Les défis régionaux communs nécessitent une coordination accrue entre les différentes instances continentales et sous-régionales. Les objectifs de développement partagés exigent des efforts conjoints de toutes les organisations.
L’importance d’un partenariat durable entre l’UA et la CEDEAO a été soulignée lors des échanges. Les efforts coordonnés soutiennent la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest. L’intégration régionale progresse grâce à cette collaboration institutionnelle. La prospérité du continent dans son ensemble dépend de ces synergies.
Dr Touray a exprimé sa satisfaction quant à la poursuite du partenariat entre les deux organisations. Le président de la Commission CEDEAO a réaffirmé l’engagement de son institution. Le renforcement de la coopération et de la coordination institutionnelles avec l’Union africaine constitue une priorité.

La promotion de la paix dans toute la région guide cette collaboration. La sécurité des populations ouest-africaines nécessite une approche coordonnée. La gouvernance démocratique s’améliore grâce aux efforts conjoints des deux instances. Ces trois piliers structurent le partenariat stratégique.
Dr Tangara a souligné l’importance de la coordination étroite entre les mécanismes continentaux et régionaux. Cette harmonisation optimise les ressources déployées sur le terrain. Les initiatives de consolidation de la paix bénéficient de cette cohérence d’action. La prévention des conflits gagne en efficacité grâce à cette approche intégrée.
Le développement dans tout le Sahel constitue un objectif majeur des deux organisations. Cette vaste zone confrontée à des défis sécuritaires et climatiques nécessite un accompagnement multidimensionnel. Les programmes de développement complètent les actions sécuritaires pour traiter les causes profondes de l’instabilité.
La MISAHEL intervient au Mali et dans le Sahel depuis plusieurs années. Cette mission contribue au rétablissement de la stabilité dans la région. Son action s’articule avec les initiatives de la CEDEAO qui dispose également de mécanismes d’intervention. Cette complémentarité évite les duplications et maximise l’impact.
Le Mali traverse une période de transition politique complexe. Les autorités de transition gèrent le pays depuis le coup d’État de 2020. La communauté internationale accompagne le processus de retour à l’ordre constitutionnel. Les organisations régionales jouent un rôle crucial dans ce dossier sensible.
Le Sahel fait face à une insécurité grandissante liée aux groupes armés terroristes. Ces mouvements exploitent les fragilités étatiques et les frustrations des populations. Leur présence déstabilise plusieurs pays de la bande sahélienne. La réponse sécuritaire s’accompagne d’initiatives de développement pour assécher les sources de recrutement.
La coordination entre l’UA et la CEDEAO améliore l’efficacité des interventions. Les deux organisations partagent les informations sur les évolutions du terrain. Cette veille commune permet d’anticiper les crises. Les réponses apportées gagnent en cohérence grâce à cette concertation permanente.
Les ressources mobilisées par les deux instances se complètent. L’UA dispose d’une vision continentale et de capacités de médiation reconnues. La CEDEAO bénéficie d’une connaissance approfondie des réalités ouest-africaines. Cette combinaison d’atouts renforce la pertinence des actions menées.
Les États membres de la CEDEAO participent également à l’Union africaine. Cette double appartenance facilite la coordination entre les deux niveaux d’intervention. Les décisions prises à Addis-Abeba au siège de l’UA trouvent un écho à Abuja au siège de la CEDEAO.
La gouvernance démocratique progresse inégalement en Afrique de l’Ouest. Certains pays ont consolidé leurs acquis démocratiques. D’autres traversent des crises politiques qui fragilisent leurs institutions. L’accompagnement des organisations régionales vise à ancrer durablement les pratiques démocratiques.
Les élections constituent des moments sensibles qui nécessitent un suivi attentif. L’UA et la CEDEAO déploient des missions d’observation électorale. Ces équipes évaluent la régularité des scrutins et formulent des recommandations. Leur présence dissuade les tentatives de manipulation des résultats.
La consolidation de la paix dépasse la simple fin des hostilités. Elle nécessite la réconciliation nationale et la justice transitionnelle. Les populations affectées par les conflits doivent retrouver confiance dans l’avenir. Les programmes de reconstruction relèvent les zones dévastées par les affrontements.
Le développement économique constitue le socle d’une paix durable. Les populations qui accèdent aux services de base et disposent de revenus décents adhèrent moins aux discours extrémistes. Les investissements dans les infrastructures désenclavent les zones marginalisées. Cette intégration territoriale renforce la cohésion nationale.
