La réserve de 25% des marchés publics destinée aux jeunes entrepreneurs reste largement sous-exploitée au Togo. Les statistiques révèlent que cette mesure incitative prévue par la loi de finances peine à produire les effets escomptés sur le terrain.
L’analyse des dossiers rejetés met en lumière une cause récurrente. Les candidatures présentées par les jeunes entrepreneurs souffrent de défauts de forme et de fond qui entraînent leur élimination dès la phase d’examen préliminaire. Les irrégularités administratives et les lacunes dans la constitution des pièces justificatives expliquent l’essentiel de ces échecs.
Face à ce constat, l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) déploie un programme de renforcement des capacités. En partenariat avec la Direction Nationale du Contrôle de la Commande Publique (DNCCP), l’institution propose des modules d’apprentissage sans frais aux entrepreneurs de moins de 35 ans.
Ces ateliers pratiques couvrent l’ensemble du processus de soumission. Les participants acquièrent les techniques de montage de dossiers conformes aux standards réglementaires et découvrent les pièges à éviter lors de la réponse aux appels d’offres.
Un assouplissement financier accompagne cette démarche pédagogique. La loi de finances 2026 reporte le règlement des frais d’enregistrement au moment où l’adjudicataire perçoit son premier versement. Cette souplesse allège la contrainte de trésorerie qui freinait auparavant de nombreux candidats potentiels dans leur démarche d’accès à la commande publique.
