La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exprime sa profonde préoccupation face à la montée des tensions le long des frontières entre la République de Guinée et ses voisins, la République du Liberia et la République de Sierra Leone.
En réponse à ces développements, la Commission de la CEDEAO déploie une mission d’évaluation technique. Cette mission a pour objectif d’évaluer la situation entre la Guinée et la Sierra Leone dans la zone frontalière de Yenga.
Les récents développements le long de la frontière de Lofa entre la Guinée et le Liberia ajoutent une nouvelle complexité aux sensibilités territoriales existantes dans le bassin du fleuve Mano. Cette situation a contraint la Commission à élargir le mandat géographique de la mission technique.
La mission entreprend également des démarches diplomatiques supplémentaires. Ces initiatives visent à garantir une évaluation complète de toutes les zones de friction actuelles et potentielles dans cette région stratégique.
La CEDEAO exhorte tous les États membres concernés à faire preuve d’une retenue maximale. L’organisation régionale appelle à apaiser immédiatement les tensions pour éviter toute escalade qui compromettrait la stabilité de la sous-région.
La Commission insiste sur le respect des frontières internationalement reconnues. Les États doivent s’abstenir de toute action unilatérale susceptible de nuire aux relations bilatérales ou à la sécurité régionale.
La CEDEAO privilégie le recours aux voies diplomatiques facilitées par l’organisation pour le règlement pacifique des différends frontaliers. Cette approche multilatérale permet d’éviter les confrontations directes et de préserver les relations de bon voisinage.
La Commission réaffirme son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales des pays concernés. Cette coopération vise à promouvoir le respect mutuel et la paix durable dans le bassin du fleuve Mano.
L’organisation reste déterminée à œuvrer pour une résolution pacifique dans l’intérêt de tous les Africains de l’Ouest. La stabilité du bassin du fleuve Mano concerne l’ensemble de la sous-région au-delà des seuls pays directement impliqués.
Le bassin du fleuve Mano constitue une zone géographique sensible où se rencontrent les frontières de plusieurs États membres. Les tensions dans cette région peuvent rapidement se propager et affecter la sécurité de l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.
La CEDEAO rappelle que les mécanismes régionaux de résolution des conflits existent et ont fait leurs preuves dans le passé. L’organisation encourage les États concernés à privilégier ces instruments plutôt que des démarches unilatérales.
Ce communiqué a été publié à Abuja le 12 mars 2026 depuis le siège de la Commission de la CEDEAO. L’organisation maintient sa vigilance sur l’évolution de la situation et se tient prête à intensifier ses efforts de médiation si nécessaire.
