Une initiative alliant agriculture durable et solutions énergétiques propres prend forme dans la commune de Kloto 1, avec le lancement à Kpalimé du projet « EcoFemmes : Agriculture bio et énergie verte ». Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce programme ambitionne d’améliorer les conditions de vie de 130 femmes rurales à travers un appui structuré sur une période de trois ans.
Doté d’un financement de plus de 52 millions de FCFA, le projet repose sur une approche intégrée combinant production agricole biologique, accès à des sources d’énergie renouvelable et renforcement des compétences. Deux sites pilotes ont été retenus, à Volové et à Nyivé Wodomé, couvrant plus de trois hectares de terres sécurisées pour permettre aux bénéficiaires de développer leurs activités dans des conditions stables.
Au cœur du dispositif, la promotion de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement vise à améliorer les rendements tout en préservant les ressources naturelles. Les participantes bénéficieront de formations techniques sur la production de biofertilisants, l’utilisation de bioprotecteurs et les méthodes d’agriculture durable, leur permettant de gagner en autonomie et en expertise.
Le projet intègre également une dimension énergétique innovante avec l’installation de biodigesteurs destinés à produire du biogaz. Cette solution vise à réduire la dépendance au bois de chauffe et au charbon, tout en limitant l’impact environnemental des activités domestiques et agricoles. À cet effet, une dizaine de volontaires seront formées à la construction de ces équipements afin d’en faciliter la diffusion dans les communautés.
Au-delà de la production, l’initiative met l’accent sur la valorisation économique. Des modules de formation en transformation agroalimentaire, en gestion financière, en entrepreneuriat et en marketing digital permettront aux bénéficiaires de mieux accéder aux marchés et d’accroître la valeur ajoutée de leurs produits.
À travers ce programme, le Togo renforce les actions en faveur de l’autonomisation des femmes rurales, tout en promouvant des modèles de développement conciliant performance économique, inclusion sociale et préservation de l’environnement.
