La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé un appel à la mobilisation pour une gestion équitable de l’eau dans la région. Ce message intervient à la veille de la Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars. Le Centre de Gestion des Ressources en Eau (CGRE) de la Commission porte cette initiative.
Plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. Cette réalité persiste malgré les décennies écoulées depuis l’institution de cette journée par les Nations Unies en 1993. L’eau demeure pourtant fondamentale pour la vie, la santé, la dignité humaine et le développement durable.
Le thème retenu pour l’édition 2026 souligne la nécessité de réduire les inégalités. « L’eau, source d’égalité » met l’accent sur les disparités qui caractérisent l’accès à l’eau et à l’assainissement. Ces écarts compromettent le développement harmonieux des sociétés.
L’Afrique de l’Ouest connaît des inégalités qui frappent particulièrement les femmes, les jeunes et les populations vulnérables. Ces catégories assument l’essentiel des responsabilités liées à la collecte et à la gestion de l’eau. Elles restent pourtant insuffisamment représentées dans les processus décisionnels sur ces questions.
Les dernières décennies ont vu des progrès significatifs dans la région. L’adoption de politiques régionales et nationales intègre désormais les dimensions de genre, de jeunesse et d’inclusion sociale. Des programmes visent à améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations les plus vulnérables.
Ces avancées ne doivent pas masquer les défis qui persistent. Le changement climatique modifie les régimes de précipitations. La croissance démographique accroît la demande en eau. La pression sur les ressources hydriques s’intensifie dans toute la région.
Ces facteurs exigent une transformation profonde des approches actuelles. La CEDEAO insiste sur la nécessité d’une gouvernance de l’eau plus inclusive. Elle doit également devenir plus participative et durable pour répondre aux enjeux contemporains.
La Commission appelle l’ensemble des acteurs à renforcer leur engagement. Les États membres doivent prendre leurs responsabilités. Les organisations de bassins jouent un rôle crucial. Les collectivités territoriales constituent le premier niveau de gestion. Le secteur privé apporte son expertise technique et financière.
La société civile surveille et interpelle sur les manquements. Les femmes et les jeunes doivent participer pleinement aux décisions. Cette mobilisation collective permettra une gestion équitable des ressources en eau.
Faire de l’eau un levier de justice sociale constitue aujourd’hui une priorité stratégique pour l’Afrique de l’Ouest. Elle doit également servir le développement économique. La paix durable repose en partie sur le partage équitable de cette ressource vitale.
Le Forum Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO) abordera ces questions en septembre 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette première édition se tiendra sous le thème « Valoriser l’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest ». Les acteurs régionaux et internationaux échangeront leurs expériences et bonnes pratiques.
