La Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) a organisé ce 24 mars 2026 une rencontre d’échanges avec les délégués des syndicats de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers du Togo (UNATROT) et autres transporteurs routiers sur les normes de pesage. Cette réunion vise à lutter contre la surcharge des véhicules, pratique qui dégrade prématurément le réseau routier national.
L’assise s’est déroulée en présence du Directeur Général de la SAFER, Sylvain Awima Atoute Outchantcha, et du président de l’UNATROT, Fombo Komi Séna. Les premiers responsables de la SAFER et les délégués des syndicats de transporteurs routiers ont participé à ces échanges destinés à préserver durablement le réseau routier national.
Le développement d’un pays repose sur la qualité et l’entretien de ses infrastructures routières. C’est dans cette optique que la SAFER a fait de la lutte contre la surcharge son cheval de bataille pour préserver durablement le patrimoine routier togolais.
« Le rôle fondamental du Togo est de préserver le réseau routier. Lorsqu’un véhicule n’est pas surchargé, ce véhicule est en sécurité. Il y a le conducteur et l’état même du véhicule, il y a également les gens qui sont autour », a expliqué Sylvain Awima Atoute, Directeur Général de la SAFER.
Une initiative saluée par les transporteurs et les acteurs présents à cette rencontre. « Nous trouvons que l’initiative est très bonne et louable parce que ça nous permettra de ne pas se retrouver dans la rue lorsqu’il y a des difficultés. La SAFER étant une institution qui gère les données de cette route, il est tout à fait normal qu’on soit ensemble pour réfléchir et trouver des solutions », a déclaré Richard Dansrou, Secrétaire Général de l’UNATROT.
Le responsable syndical a souligné la nécessité d’adapter les infrastructures aux réalités du terrain. « Il faut quand même qu’on ait des routes adaptées pour la circonstance. Ça voudra dire que l’État doit encore faire des efforts. C’est pourquoi nous remercions le gouvernement à travers le président du conseil pour tout ce qu’il fait pour renforcer l’entretien routier », a-t-il ajouté.
À l’issue des échanges, les parties prenantes ont convenu de la mise en place d’un comité mixte de suivi. Ce comité va se charger de débattre de l’ensemble des défis de la route. Le comité en place va peaufiner ces recommandations et très rapidement ce serait une décision d’ensemble que la SAFER mettra en application, a indiqué M. Tardif Yyr, responsable Audit interne à la SAFER.
Les discussions ont principalement porté sur la nécessité d’un contrôle rigoureux de la charge à l’essieu sur l’ensemble du territoire. Un accent particulier a été mis sur le fonctionnement des postes de contrôle fixe de la charge à l’essieu de Tsévié et de Djeréhouvé.
Les échanges ont aussi porté sur le rappel des enjeux liés au règlement numéro 14 de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui rencontre à peine l’application. Ce règlement vise à clarifier le barème des pénalités appliqué en cas d’infraction au point de pesage et à rappeler que la pérennité de la route est l’affaire de tous.
La surcharge des véhicules constitue l’une des principales causes de dégradation accélérée du réseau routier togolais. Les axes routiers soumis à un trafic de poids lourds surchargés subissent des détériorations prématurées qui nécessitent des travaux de réhabilitation coûteux.
Cette rencontre traduit la volonté de la SAFER de travailler en synergie avec les acteurs du secteur du transport pour préserver le patrimoine routier national. La collaboration entre l’institution et les transporteurs devrait permettre de trouver des solutions durables au problème de la surcharge.
