La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a franchi une nouvelle étape dans la gestion de ses relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’institution sous-régionale a annoncé, le 23 mars 2026, la nomination de Lansana Kouyaté en qualité de négociateur en chef, chargé de conduire les discussions avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, après leur retrait officiel de l’organisation.
Cette décision stratégique, validée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, s’inscrit dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et sécuritaires majeures. Elle a été formellement notifiée à l’intéressé par Omar Alieu Touray, président de la Commission de l’organisation.
Figure reconnue de la diplomatie ouest-africaine, Lansana Kouyaté dispose d’un parcours solide au sein des institutions régionales et internationales. Ancien secrétaire exécutif de la CEDEAO et ex-chef du gouvernement guinéen, il s’est illustré par son expertise dans la conduite de négociations complexes et dans la gestion des crises politiques.
À travers ce choix, la CEDEAO entend miser sur l’expérience et le sens du dialogue de son émissaire pour instaurer un cadre de discussions apaisé avec les autorités de l’AES. L’objectif affiché est de préserver les acquis de l’intégration régionale tout en explorant les voies d’une coopération renouvelée, malgré les divergences actuelles.
Alors que les enjeux sont à la fois politiques, économiques et sécuritaires, la mission confiée à Lansana Kouyaté s’annonce délicate. Elle sera déterminante pour l’avenir des relations entre la CEDEAO et les États sahéliens, dans une région confrontée à de multiples défis.
@IKA
