Lomé abrite depuis le 31 mars 2026, la seconde phase du programme de renforcement des capacités des formateurs des écoles de magistrature des États membres de l’espace Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences judiciaires en matière de propriété intellectuelle.
Porté conjointement par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OAPI), l’Institut national de la propriété industrielle et l’École nationale de la magistrature, le programme vise à outiller les magistrats formateurs afin qu’ils puissent, à leur tour, transmettre des connaissances actualisées dans les établissements de formation judiciaire de la sous-région.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs responsables institutionnels, dont le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, ainsi que le ministre délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique. Les directeurs généraux des institutions partenaires ont également pris part aux travaux, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.
Au cœur des échanges, la nécessité de disposer d’un appareil judiciaire compétent et spécialisé a été largement soulignée. Les intervenants ont insisté sur le rôle déterminant de la propriété intellectuelle dans la structuration des économies modernes, notamment à travers la protection des créations, le soutien à l’innovation et la sécurisation des investissements.
Dans un contexte marqué par la montée des enjeux liés à l’économie du savoir, la formation des magistrats apparaît comme un levier essentiel pour garantir une application rigoureuse des textes en vigueur et renforcer la confiance des acteurs économiques.

Structure nationale de liaison de l’OAPI, l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie a salué la tenue de cette session à Lomé. L’institution met en avant l’intérêt d’un tel programme pour le renforcement de l’écosystème national de la propriété intellectuelle, en lien avec les ambitions de promotion de l’innovation.
À travers cette nouvelle phase, les partenaires entendent poursuivre l’harmonisation des pratiques judiciaires dans l’espace OAPI, tout en consolidant les capacités des formateurs appelés à jouer un rôle clé dans la diffusion du droit de la propriété intellectuelle en Afrique.
