Comment rendre le coton africain plus compétitif sur le marché international ? Cette question mobilise depuis ce mardi 5 mai 2026, les professionnels de la filière réunis pour quatre jours de réflexion dans la capitale togolaise. La 22ème édition des Journées annuelles de l’Association cotonnière africaine (ACA) a démarré sous l’impulsion de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), avec l’ouverture officielle assurée par Tekize Madadozi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
Les participants planchent sur des enjeux concrets. Premier chantier : l’adaptation aux bouleversements climatiques qui perturbent les cycles de production. Les irrégularités pluviométriques et les variations de température obligent les producteurs à repenser leurs méthodes culturales. La rencontre doit permettre de mutualiser les solutions déjà expérimentées sur le terrain.
La qualité du coton africain et sa traçabilité figurent également au menu des échanges. Sur un marché mondial où les exigences des acheteurs se durcissent, ces critères deviennent déterminants pour maintenir les parts de marché du continent. Les professionnels cherchent à identifier les leviers qui permettraient de mieux valoriser la production locale.
L’optimisation des systèmes de production constitue le troisième axe de travail. Il s’agit d’améliorer les rendements tout en maîtrisant les coûts, un équilibre délicat que chaque pays tente de trouver selon ses spécificités. Les participants comptent s’inspirer des expériences menées ailleurs pour ajuster leurs propres stratégies.
Fondée en 2002, l’Association cotonnière africaine rassemble les acteurs majeurs de la filière sur le continent. Sa mission consiste à faciliter le dialogue entre producteurs, transformateurs et décideurs, tout en défendant la place du coton africain face à la concurrence asiatique et américaine. Le développement durable du secteur et le renforcement de sa compétitivité guident l’action de cette plateforme d’échanges.
Les discussions de Lomé devraient déboucher sur des recommandations pratiques destinées à consolider la position du coton africain. Les participants espèrent repartir avec des pistes concrètes pour affronter les défis qui pèsent sur une filière employant des millions de personnes à travers le continent.
