Depuis plusieurs semaines, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF) mène des actions de terrain dans les régions de la Kara et des Savanes. Au cœur des échanges, le complexe d’aires protégées Oti-Kéran-Mandouri, où des occupations irrégulières persistent malgré le statut légal des lieux.
La démarche retenue privilégie le dialogue. Plutôt que des opérations coercitives, les autorités ont engagé une campagne de sensibilisation auprès des populations installées dans ces espaces classés. L’objectif est clair. Amener les occupants à quitter les lieux de leur propre initiative, tout en rappelant le cadre juridique en vigueur.
Sur le terrain, les équipes du ministère multiplient les rencontres avec les habitants, les chefs locaux et les organisations communautaires. Les discussions portent à la fois sur les règles qui encadrent ces zones et sur les risques liés à leur dégradation. Les aires protégées relèvent du domaine public. Toute activité non autorisée, qu’il s’agisse d’exploitation forestière, de chasse ou d’installation, expose à des sanctions prévues par le Code forestier et le Code pénal.
Au fil des échanges, les autorités insistent sur la fonction de ces espaces. Ils participent à la conservation de la faune, à la préservation des sols et au maintien des équilibres écologiques. Leur dégradation a des répercussions directes sur les activités agricoles et les conditions de vie des populations riveraines.
Dans ce processus, l’implication des communautés est recherchée. Les services techniques encouragent des solutions concertées afin de limiter les tensions et de favoriser l’adhésion des populations concernées. Cette approche repose sur l’idée que la protection des ressources naturelles dépend aussi du comportement des usagers.
Les opérations de sensibilisation se poursuivent dans les localités ciblées. Elles visent à instaurer un dialogue continu entre administration et populations, avec en ligne de mire le respect du statut des aires protégées et la réduction progressive des occupations illégales.
