Quelques jours seulement après avoir été limogé de ses fonctions de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko signe un retour politique spectaculaire.
Ce mardi 26 mai, il a été élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal avec 132 voix sur 165, dans une chambre largement dominée par le PASTEF. Il succède à Malick Ndiaye à la tête de l’institution parlementaire.
Quelques heures avant son élection, Ousmane Sonko avait été réintégré comme député, ouvrant ainsi la voie à son accession à la présidence de l’Assemblée nationale.
Cette séquence politique confirme qu’il conserve une influence majeure sur l’échiquier politique et parlementaire sénégalais, malgré son départ récent de la primature.
Dans son discours d’installation, le nouveau président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur l’éthique, la responsabilité publique et le rôle du Parlement comme contre-pouvoir institutionnel.
« La morale politique est la condition de survie des nations. »Ousmane Sonko a également déclaré : « L’Assemblée nationale usera de tous les leviers de contre-pouvoir constitués. » Selon lui, « ce qui est en jeu, c’est le rapport entre la morale et la politique ».
Le nouveau président de l’Assemblée a aussi cité Mamadou Dia pour défendre une vision élargie de la souveraineté : « La souveraineté ne peut être seulement politique, elle doit être morale, économique et sociale… » Avant d’ajouter : « L’Assemblée nationale doit être le cœur battant de cette exigence éthique. »
Cette nouvelle configuration politique au Sénégal laisse entrevoir une cohabitation particulière entre deux figures majeures du pouvoir issues du même camp politique.
De nombreux observateurs estiment que cette recomposition pourrait marquer le début d’un nouveau rapport de forces au sommet de l’État, à l’approche des échéances politiques de 2029.
