Le Comité de pilotage de l’Initiative d’Harmonisation de la Réglementation des Médicaments en Afrique de l’Ouest, WA-MRH, a clôturé sa 17ᵉ réunion à Lomé ce 2 juin, en adoptant des décisions majeures pour renforcer la convergence réglementaire et garantir un accès plus rapide à des produits médicaux de qualité dans l’espace CEDEAO.
Réunis pendant deux jours, les représentants des autorités de régulation de onze États membres ont fait le point avec l’UEMOA, l’Agence Africaine des Médicaments, l’AUDA-NEPAD, l’OMS et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé. Ils ont salué les progrès du mécanisme d’évaluation conjointe, qui a permis d’associer davantage de fabricants locaux et internationaux, d’améliorer la coopération entre régulateurs et de lancer des programmes de renforcement des capacités pour harmoniser les pratiques dans la région.

Le comité n’a pas éludé les obstacles : délais d’obtention des autorisations, faible nombre de dossiers soumis à l’évaluation régionale et manque de ressources humaines freinent encore l’efficacité du système. Pour y répondre, les participants ont validé le Plan de pérennisation 2026-2030. Ce document prévoit un engagement politique accru des États, des financements durables, un renforcement des autorités nationales et un alignement plus étroit avec l’architecture continentale portée par l’AMA.
Parmi les mesures concrètes, neuf demandes de variation de médicaments déjà enregistrés ont été approuvées. Le comité a également adopté la ligne directrice régionale sur le renouvellement de l’enregistrement et le plan de travail 2026. Pour accélérer le processus, il mise sur la digitalisation de l’évaluation conjointe, des réunions virtuelles plus fréquentes, la révision des cadres de gouvernance et la création d’un mécanisme régional de recours, afin d’inciter fabricants et fournisseurs à participer davantage.

Dans son discours de clôture, le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase J. C. Aïssi, a réaffirmé le rôle central de l’organisation dans l’harmonisation des politiques de santé en Afrique de l’Ouest. Il a appelé à une meilleure reconnaissance institutionnelle des mécanismes régionaux et à une collaboration renforcée entre les pays pilotes, condition indispensable pour assurer la durabilité de l’initiative et améliorer concrètement la santé des populations.
